deux mains – étude

« Pieds et poings liés, cette affaire de liberté, l’action des mains libres. La main qui caresse, qui parle qui désigne et accuse, montre du doigt. Celle qui crée, celle qui manie l’outil, cette main qui est aussi notre premier outil, ou non-outil justement parce que trop polyvalent, notre couteau suisse. La langue des signes. Le toucher. Marcher sur les mains, garder son équilibre ou le retrouver même la tête en bas. La main du voleur et le prix à payer, l’horreur ensanglantée. La main en moins qui repoussera plus tard, dans les contes qui démarrent en cauchemar. L’épreuve de l’amputation, ce qui devait partir, ce qu’il faut abandonner pour avancer, grandir. Les épreuves, les étapes du voyage initiatique.
(…) »
Extrait de Presqu’îl-e
texte en cours

Bouger contraindre délier
la musculature
le genre l’humeur et l’élan
la tension unique
langage aux variations infimes
deux pour faire
et tenir
et te dire

1197 fois l’appareil déclenche
combien de bonnes images ?
la question légitime
pas plus que d’habitude
et la sélection sévère

 

  

Invitée sur The Kiosk of democracy

C’est un grand plaisir de savoir son travail regardé, interrogé,

ça l’est plus encore lorsqu’il est adopté, partagé et publié

sur une plateforme artistique aussi riche que The Kiosk of democracy, qui fourmille littéralement et quotidiennement de projets visuels créés par de multiples artistes de tous les pays !

Mes 5 séries ou vidéos publiées :

Visages parlent
« Ceux qui nous regardent (musée du Quai Branly, Paris). »

Chaise dans le paysage
« J’envoie un mail au propriétaire qui vend une vieille chaise bois et cuir sur un site. Ils sont à Étampes, lui et sa chaise. »

Chaise dans la carrière de grès
« L’attente résumée dans l’objet. La chaise. Symbolisée par. »

Le salon aux cerises
« La maison rumine, inlassable, un pot à crayon, une assiette ébréchée, la rallonge de la table, la soucoupe, un réveil sans boutons, deux torchons, un outil rouillé. »

Le petit déjeuner – the breakfast table
« Le corps, motif, objet ou fragment, est un habitant peut-être fragile, peut-être immobile. »

Et si vous voulez en prendre plein les yeux plein
il y a tout ce qu’il vous faut :

les dessins d’Alisher Kushakov : Portraits 4
le livre illustré de Natalia Savinova : The village of sweet bananas
les photographies de  Laétitia Gossart artiste public averti* qui a exposé notamment sa série Livraison lors de la lecture à Villequiers il y a peu et dont vous pouvez notamment découvrir Légèreté,
les dessins de Gold Soundz et sa série : 27 years, 50,000 beers drawings
la série Drowning blue d’Irène Cruz,
et aussi Raum und zeit de Dennis Halbeck
ou encore Monochromatic Namibia de Antti Viitala
et les singuliers dédoublés Xen de Rishi Raj

et tant d’autres !