le quotidien exotique ?

Préparer la conférence sur cette notion, cette nuance, du quotidien banal mais en léger décalage, exotique pour ça : ses distortions et ses différences.

Une présentation sensible et non exhaustive de la façon d’habiter en Finlande, en écho avec nos manières de faire en France.

Ce sera le mardi 25 septembre au CAUE de la Nièvre, à 18h00
3 rue des Trois Carreaux à Nevers (58000)

Le quotidien exotique ?
Redécouverte de l’espace et des objets quotidiens par le dépaysement

Il y aura des photographies et du craque-pain,
et suivant la vitesse de livraison des rennes du père Noël avant Noël, il y aura du salmiakki (réglisse salé) !!!

Sujet programmé dans le cadre du Mois de l’architecture :
Renseignements au CAUE 58.

Et si vous voulez savoir ce qu’est un CAUE (Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement) c’est tout bien expliqué là :

Si vous voulez le programme complet pour le Mois de l’architecture en Bourgogne Franche Comté sur le site de la Maison de l’Architecture de Bourgognes

En forme de mise en bouche, de miniardises ou d’échauffement, se pencher sur la question des chaussettes de laine et sur les gants de cuisine.
S’occuper des unes et des autres, comme un préambule physique et manuel au sujet : réparer à la sauvage et à la machine à coudre 13 paires de chaussettes tricotées. Puis confectionner deux gants de cuisine pour protéger les mains des futurs plats chauds.

 

Choisir deux tissus Marimekko :

Tissus qui bordait le tour de mon lit d’enfant.
Modèle Lovelovelove de 1969
par Maija Isola :

Et le plus récent modèle « Purnukka » de 2008
(qui désigne affectueusement les bocaux de cuisine)
par Erja Hirvi 

Les yeux brodés – parution

Très heureuse de la parution de ce livre, Les yeux brodés, aux éditions Jacques Flament qui avait déjà publié mon livre photo Deviens ce que tu es, en 2017.

L’enfance ressurgit.
D’un balcon haut perché je regarde les voitures les lampadaires, arrive un bus de transport scolaire qui se gare et déverse ses enfants, fin d’une journée d’école. J’ai deux ans et demi et je crie « Z’enfants ! Je suis là ! » Tous ces copains qui viennent pour moi ! Alors je ne comprends pas qu’on me sourit, qu’on referme la porte derrière moi, qu’on m’explique que ça n’est pas le cas. J’ai pas crié assez fort ? Je suis trop petite pour qu’ils me voient, ou alors ça ne leur dit rien ? Je ne suis pas sûre que ce soit juste parce que je suis trop loin. Qu’est-ce qui prouve que je n’y suis pour rien ?
(…)

Ce texte court se compose de 14 chapitres et d’un happy-end, précédé de la préface, aux mots précis et nets, de Laurent Herrou, que je remercie encore pour cette introduction, qui questionne plus avant, qui continue dans un même élan la recherche déjà au coeur du livre.

Naître ou ne pas naître, telle serait la question. Si la question était posée, de cette manière-là. Mais Pauline Sauveur se moque des questions. Littéralement — dans le très beau chapitre 8. Elle les dépasse et se dépasse. Elle plonge, elle avance, elle se perd, elle se noie, elle trébuche, elle s’emporte, elle marche, elle se reprend, elle confie, et confiture aussi, elle ne cesse pas. D’être, de naître, de ne pas naître. De ne pas n’être ? En double négation qui perdrait le sens tout en le révélant, autrement, une fois de plus. (…)
Rencontrer Pauline Sauveur, sa voix, son écriture, c’est entendre l’écrivaine. Dans son débit, dans son flux, dans le flux et le reflux, dans le sang qui pulse et celui qui s’écoule, dans les bras qui enlacent embrassent flottent à la surface ou s’y agitent, disparaissent et repoussent, dépasser le visage sage de la petit fille et affronter la femme qui se cache derrière, rencontrer Pauline Sauveur, sa voix, son écriture, c’est comprendre peut-être, ne serait-ce qu’une fois, que l’écriture ne se lit pas seulement : elle s’entend, elle se dit, elle vous parle, elle te parle.

Laurent Herrou Villequiers, le 2 août 2018.

Et pour accompagner les 30 premières commandes, j’ai préparé un tirage de la photo de couverture, que l’éditeur se charge de joindre avec plaisir aux premiers livres.

Etiquette au dos des photographies, tapée à la machine dont il aura fallu ré-encrer le ruban, avec gant et patience et tampon encreur (méthode artisanale).

 

Et le sous-titre révélé :

le livre est disponible sur le site de l’éditeur :
éditions Jacques Flament

Collection : Marges
Parution : août
Pages : 78
Format : 130 x 200 cm
ISBN : 978-2-36336-368-8
Prix : 10 €