Friches et fragments – expo photo reportée

Le Pac des Ouches, le lieu de l’expo, n’est pas en friche mais bien en chantier et les joies de la réhabilitation, quand on se situe sous (oui exactement dessous) le petit Théâtre de Nevers, qui lui aussi est en chantier, font que les travaux de plâtrerie, plomberie et d’électricité se prolongent…

L’exposition est donc reportée à une date ultérieure !

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Du 7 au 28 juin 2017, “friches et fragments”
exposition organisée par le CAUE 58

Friche industrielle, urbaine ou rurale.
C’est le thème transversal de cette exposition, dont la première partie correspond à un regard personnel sur des espaces en attente, à l’abandon ou en devenir (usine Lambiotte de Prémery, caserne Pittié de Nevers, locaux industriels de Garchizy…)

Une seconde partie présente différentes actions de sensibilisation à l’architecture menées avec le CAUE de la Nièvre, sur l’idée de la friche et ce qui en découle : requalification, transformation, évolution du bâti (avec des scolaires, primaire collège ou BTS, des habitants…).

Ce travail découle d’une résidence de création menée avec le CAUE58, qui a également donné lieu à un blog dédié : Friches et mutations.

Exposition ouverte
du 7 au 28 juin
au Pac des Ouches à Nevers
ouverture du mardi au samedi 10-12h et 14-19h
03 86 61 42 67

Vernissage le mardi 6 juin à 18h00
Entrée gratuite

Plus d’informations et inscription
CAUE 58 : 03 86 71 66 90

Et en exclusivité mondiale
les affiches qui ont été faites
mais qui n’ont pas été retenues  : )

Un monde_tir à vue / lecture

C’est avec plaisir que je prépare, avec Laurent Herrou
la lecture à deux voix
du texte double Un monde_tir à vue.

La lecture aura lieu à Bourges
au café Un pavé dans la mare

On vous attend
le jeudi 8 juin
à partir de 19h !

café associatif un pavé dans la mare
73 rue bourbonnoux
18000 bourges
tel : 09 87 02 11 84

Le lien vers la page Facebook du collectif :
*public averti_collectif
et
des infos également ici.

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« J’avais envoyé deux photographies à Pauline : l’une d’une carte postale de Nice que j’avais reçue le lendemain du 14 juillet, et un portrait de moi (la plage, Marseille). J’avais proposé à Pauline de faire de même, sans nous consulter, et que nous mettions en commun nos propositions : ce serait la base de cette lecture que nous allions faire, le 12 août au prieuré. Pauline avait joué le jeu et comme je le pressentais, nos images se répondaient. Comme nos mots se répondent.
(…) » L. H.

« et puis
on s’en fout de la poésie qu’est ce que tu crois
les mots la poésie la littérature hein ces conneries oui
y a ceux qui disent ça et il y a ceux qui s’indignent mais enfin voyons mais pas du tout pas du tout enfin mais la poésie la poésie enfin voyons la littérature la littérature les grands mots dans les grandes bouches les grands cris des grands hommes et des grandes femmes
(…) » P. S.

 

une préface – deviens ce que tu es

Deviens ce que tu es

c’est aussi
la préface de Christophe Dillinger,
qui est notamment photographe, rédacteur en chef et fondateur de Square Magazine, consacrée à la photo carrée, strictement carrée.

« Parfois, l’image ne suffit pas.

C’est pareil quand on parle. On se met vite à agiter les bras, à montrer du doigt, on dessine dans l’air. Les mots ne suffisent plus non plus.
Une photo, ça prend une fraction de seconde. Mais ça n’est pas toujours assez pour saisir le moment. Un moment, ça peut durer des minutes entières, voire même des années. On nous parle de Punctum. Certains veulent nous faire croire qu’une photo, ça devrait suffire. Que le reste, c’est de la gnognotte.

Le Punctum, je l’ai ressenti une seule fois dans ma vie. C’était à une exposition qui s’intitulait je crois « Controversies: A Legal and Ethical History of Photography » qui avait lieu à la Bibliothèque nationale à Paris en 2011, organisée par Daniel Girardin, Christian Pirke et Petr Nedoma. Quelques 80 photos, des baisers interdits de Toscani (interdites en Italie), à Abu Ghraib. Et puis, au détour d’une cloison bénigne, La petite fille et le vautour de Kevin Carter. Et là c’est le coup de poing dans l’estomac. Les larmes me viennent aux yeux et je m’offre un « fuck ! » qui résonne dans toute la galerie. On me regarde de biais mais je m’en fous. Je le tiens, mon punctum, après 40 ans de recherche.

Un punctum tous les 40 ans, alors qu’on ne vienne pas me rabâcher les oreilles avec la puissance de la photographie. C’est un art comme les autres. Un art qui a ses limites : essayez de prendre en photo une licorne qui vole dans un ciel vert. Vous ne pouvez pas ? C’est étrange, le moindre marmot de 5 ans peut le dessiner, lui. (…)  »
Christophe Dillinger

Le livre est en vente
sur le site des éditions Jacques Flament
ISBN : 978-2-36336-307-7
80 pages
Format 210 × 210 cm
Parution avril 2017
Collection Images & mots
Prix : 20 €

Deviens ce que tu es – parution

Trans.
Transformer.
Transporter.
Transhumance et migration des poils, le troupeau silencieux.
Transylvanie ? Littéralement région au-delà des forêts.
Partir, traverser les forêts inconnues et hantées des contes, celles des épreuves initiatiques.

C’est un rituel qu’il va falloir apprendre.
Les aiguilles c’est du modèle enfant, ça rentre tout seul.
La première fois, j’ai dit bon, OK on y va et j’ai tapé fort en plein la cuisse, paf ! Comme ça. L’infirmière a hurlé : mais vous êtes fou ? Ça m’a fait marrer, je voyais pas où était le problème ça m’a fait mal trois jours, je n’arrivais plus à marcher. Mais au bout de cinq jours c’est parti.

Faire entrer la lumière.
Début des travaux percement d’une ouverture dans le mur du salon. Se mettre de la lumière à l’intérieur, se mettre en lumière. Ouvrir grand.
(…)

Deviens ce que tu es
devenir soi
se chercher
s’atteindre
trouver
transformer
chercher encore

Ce livre photo représente une étape de plus dans ce projet vaste qu’est Presqu’îl-e. Une rencontre un long cours, un projet multiple à la fois photographique, littéraire, théâtral…

Je suis très heureuse de cette nouvelle étape, qui est aussi le prolongement direct de l’exposition photo qui existe depuis 2014.
Elle fut exposée au Luisant à Germigny l’Exempt (18) (expo lecture)
puis l’année d’après aux Silos à Chaumont (52) (résidence d’écriture)
et enfin à Confluences (75) pour Trans time – dégenrez-vous (expo lecture).

C’est un projet qui a aussi été publié dans la revue Square Magazine qui se consacre à la photo carrée et plus précisément dans le n° 602 (2015) après avoir été hébergé et en chantier lors d’une résidence numérique.

Le sujet a également progressé, en filigrane tout le long de ma résidence en Essonne, dont le journal est en ligne sur le site remue.net.

C’est un projet
qui continue
encore.

 

En vente sur le site des éditions Jacques Flament
Collection : Images & mots

ISBN : 978-2-36336-307-7
80 pages
Format 210 × 210 cm
Parution avril 2017
Prix : 20 €

Sauvage(s)! – parution

Sauvage(s)!

c’est un livre collectif édité par ONiva, pour Ogres Nourris à l’Insouciance Vibrante de l’Art (oui, carrément) est un éditeur lyonnais.
C’est une maison qui se définie elle-même comme « farouchement indépendante, intégralement associative, raisonnablement démocratique, écologiquement responsable et foncièrement humaine« .

C’est un livre, née d’une image, celle de l’écriture-fauve, d’une main qui griffe la page lors d’un atelier d’écriture, avec les yeux de celle à qui appartient la main, cachés derrière une longue mèche de cheveux noirs.

C’est un livre avec
les textes de fabienne bergery, valérie sourdieux, judith lesur,
joséphine caraballo, marlène tissot, prune chanay, loutre barbier,
aurélie ruffié, lara caproni, pauline sauveur, polina vittoria,
servane danton, marie-lise priouret, anne-laure néron
et les illustrations de dorothée richard.

EXTRAITS :
« (…)
Paysages de mots tus et bouches cousues à travers le monde. Que deviennent tous les milliards de cris tus par jour ? Nos larynx finiront-ils atrophiés à force de ravaler ce qui devrait naturellement jaillir de nos gorges déployées ? (…) »
Le cri tu tue / Joséphine Caraballo

« (…)
Ils prennent sur tes battements de cœur
Sur ta respiration
Ils ont pris l’intérieur
Et ils restent en-deçà. Ils tournent… (…) »
La meute-loups / Marie-Lise Priouret

« (…)
24 images seconde qui déploient la tragédie, participent à l’apologie de l’horreur. La propagande en marche se rue sur nous…
À quelques mètres de moi, dans la chambre, son corps ensommeillé respire, palpite.
Je connais exactement l’endroit où la menace ne m’atteint pas, où je me dispense du monde. (…) »
Vivantes / Valérie Sourdieux Zoppardo

« (…)
Je me fonds dans l’eau avec vous, je suis l’habitante de l’étang autant que vous, puisque je vis et respire avec vous, et je vous vois tous, je vous parle et vous comprends, êtres majestueux, je suis femme et nous avons les mêmes besoins et les mêmes plaisirs. (…) »
Entre chien et loup / Fabienne Bergery

« (…)
il ne faut plus rêver, il faut dépasser le rêve. (…) »
Soleil par terre / Laurence Loutre-Barbier

« (…)
D’ailleurs, je te berce tu sais. Tu vois bien. Tu sens. Le bercement.
Tu mords, tu mords, mais c’est pas grave.
Non, j’ai pas peur. Pourquoi j’aurais ? (…) »
Deux mains les dents / Pauline Sauveur

Sauvage(s)!
textes / photos / dessins
84 pages
11 x 17 cm
ISBN 978-2-915356-18-2
12 euros