pauline sauveur

questionner les liens entre corps et espace(s)

Chaque jour nous sommes ce corps.
à tout bout de champ (déjà le mot-lieu), qui traverse et habite un espace construit. Dans l’endroit le plus banal, dans l’immensité des villes, du paysage, dans l’espace intime, les lieux informes, l’usine, le bureau, l’entrepôt, au supermarché, dans la cour de l’école et le hall de l’hôpital, sur le parking.
Même au plus loin de ce qui nous est habituel, même au plus loin dans l’espace de la fiction, il y a le lieu qui abrite l’humain. Quelque part.

 

Écrire sur ce qui nous lie.
Écrire les liens entre ce qui tout autant compose et nourrit nos relations aux autres et aux espaces. Suivre le fil, rechercher la voix d’un personnage, d’une situation, d’une sensation.

Lire à voix haute.
Pour soi, pour se nourrir, pour re-travailler l’écriture, les rythmes. Lire au public et donner le bruit du texte à entendre.

Photographier ce qui nous entoure.
Regarder mieux pour lire (encore) et apprendre. Arpenter, apprivoiser, construire ou déchiffrer l’écriture de l’image dans la photographie et sous nos yeux.

Installer ici.
Actionner le corps, objet individuel et théorique, concret, politique, intime et universel. Le corps notre outil premier pour agir. Et par prolongement, prendre place et poser l’objet, le texte, le mot, en relation avec le lieu.

Rencontrer, être là, invitée.
C’est venir et parfois revenir, c’est un temps en commun, pour partager et découvrir ce qui n’a pas encore eu lieu.

Partager à travers chaque projet.
Imaginer une approche, proposer des outils, travailler ensemble et questionner tout autant. Fabriquer nos traces communes et approcher un fragment de notre liberté, effective.

création

écrire  –  lire  –  photographier  –  installer

rencontres

outils – thématiques – traces

 

 

pauline sauveur

 

questionner les liens entre corps et espace(s)

Elle mêle écriture, installation et photographie dans des projets hybrides afin de questionner le quotidien, l’intimité, la relation au corps, à l’espace et au territoire.
Ses livres sont publiés en littérature générale et jeunesse.
Ses projets ont parfois des noms curieux : Le petit déjeuner, Les chaises sont des fenêtres comme les autres, Presqu’îl-e, Permutations, Bruissements intimes, Arpenter est peut-être le verbe…

 

Elle également a fondé le collectif *public averti avec l’écrivain Laurent Herrou, notamment pour lire au public et organiser des exposition et des cycles lectures avec de nombreux autres artistes.
Elle est par ailleurs architecte conseillère et intervient dans le cadre d’actions de sensibilisation à l’architecture.