Presqu’îl-e – Lecture à Confluences

Quelques images de la lecture,
menée avec Pierre Giraud, comédien, à Confluences (Paris 13ème)

Ce fut un plaisir de travailler ces mots, ces extraits ensemble, sous le regard de Judith Dépaule qui programmait ce texte dans le cadre du Focus Dégenrez-vous ! et de l’exposition Trans Time.

J’ai fait les portraits de Pierre pendant la lecture, puisque le personnage Elle prend des photos pendant qu’Il parle.

Presque toutes les photos sont tirées
de la vidéo réalisée par Dawei Ding.
Merci Dawei !

une expo dans le noir de la salle
les titres sur l’écran
la lecture
les photos parfois
la liste des verbes
la presqu’île

3 nouvelles maisons chez Poïein éditeur

nouvelle risographie sauveur pauline éditions poïein livre d'artiste trois maisons
Extraits :
La maison digère
La maison ferme les yeux.

C’était chez lui, il y a peu, il y a cinq ou six ans, une petite éternité. Il a laissé des objets, la frange
de la masse immense des affaires matérielles, qu’on trimbale et qui s’accordent à nos gestes
essentiels. Manger, dormir, aimer, grandir, vieillir et vivre chaque jour.
Machine à l’arrêt, elle les laisse fondre sous la langue et mâchouille rêveusement. Objets usés, ils
s’amenuisent, se perdent et s’inutilisent. Oblitéré, superflus, sans valeur pour même se voir
embarqués aux portes du dernier déménagement.
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Ombre sombre
Tu tournes en boitant encore, comme après tes exercices
de musculation, lors des séances de rééducation. Il fait
chaud. Septembre c’est l’été, les grillons le racontent
encore chaque soir. La lumière crue de midi, aux mille
éclats sur les pare-brise et les carrosseries. Le parking
est toujours plein en face. T’imaginais pas qu’il y avait
tant de monde tout le temps. Inlassablement.
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P.O.E.M.E ?
Petit Objet Editorial Manuellement Elaboré

Trois nouvelles imprimées en risographie pour cette publication sous forme d’objet-livre d’artiste.
Trois nouvelles présentées et lues à l’occasion de ma résidence d’auteure à Chaumont, avec les Silos maison du livre et de l’affiche, dont le salon du livre avait pour thème : ville et littérature.

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Pour y arriver :
Il y a eu les conseils précis de Benjamin Cheminat, graphiste de l’agence Des monstres sous mon lit, et ceux de l’association Chaumont Design Graphique, avec qui nous avons fait les tirages.

Il y a eu des essais et des fichiers, principalement pour constituer des images en niveaux de gris pour chaque couleur (ici or et noir).

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Il y a eu les impressions à Chaumont en juin.
Il y eu le pliage des 309 exemplaires des nouvelles.

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Et enfin la finalisation chez l’éditeur Poïein : assemblage, collage et marque des éditions en rouge sur le bandeau qui sert de couverture !

Editeur qui à pris également “Désir nu” dans son catalogue (volume n°138).

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Publication réalisée dans le cadre de la résidence de l’auteure à la médiathèque les silos, maison du livre et de l’affiche à l’occasion du 13ème Salon du livre de Chaumont, Ville et littérature, organisé par la Ville de Chaumont. La résidence d’auteur a bénéficié du soutien financier de l’Acsé, de la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine et de l’Agglomération de Chaumont. Remerciements à Chaumont Design Graphique pour son aide précieuse pour l’impression, qui a été réalisée sur papier Coral Book White 110gr, par une et deux belles journées de juin 2016.
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Construire une table – Résidence Essonne #6

J’essaye de construire une table
à vous, ensuite, d’y manger, de l’interroger ou de faire du feu avec. 
Jean Cocteau à propos du tournage de La Belle et la Bête.

Journal La Belle et la Bête Jean Cocteau
éditions du Rocher

Lire Cocteau.
Lire le journal qu’il a tenu durant toute la durée du tournage, du 26 août 1945 au 1er juin 1946. Plonger, le suivre, chaque jour ou presque, croiser les acteurs, les techniciens, traverser les décors, le château et les paysages, les studios, la salle de montage.
Pour préparer une lecture dans sa maison, celle de Milly-la-Forêt, au mois d’août. Y lire et y revenir lire. Prévoir de prendre ma propre chaise, celle que je trimbale un peu partout au cours de cette résidence.
Découvrir comme j’ai été embarquée.
Comme la proximité ne se décrète pas mais advient. Cette sensation.
Demain, regarder le film qui est né au fil des pages.

Jean Marais, la Bête, Josette Day, la Belle et Jean Cocteau

7 octobre 1945
Je m’acharne. Je continue. Et j’aime cet acharnement. Je ne peux pas dire qu’il me coûte. Mon travail est un travail d’archéologue. Le film existe (préexiste). Il me faut le découvrir dans l’ombre où il dort, à coup de pelle et à coup de pioche. Il m’arrive de l’abîmer à force de hâte. Mais les fragments intacts brillent d’un beau marbre. Lorsqu’on pense au nombre de circonstances fortuites qui doivent se produire ensemble, à la même seconde, pour réussir une prise, on s’étonne de crier « Stop ». Ensuite ce prodige du hasard passe à d’autres dangers. L’indifférence des machines. Qu’une panne d’électricité survienne pendant que la pellicule négative se trouve dans le bain, le travail est perdu. On tremble sans cesse. (…)
J’ai une barbe blanche. Je ne m’en doutais pas. Eh bien, voilà ! J’ai une barbe blanche. Ce n’est pas grave. Le grave serait d’avoir une âme qui lui corresponde. Dieu merci, j’ai le sang rouge. Je le dépenserai jusqu’à la dernière goutte. Je n’économiserai rien.
Jean Cocteau

Et lire des extraits
de mon propre journal (de résidence) publié en ligne sur remue.net

27 janvier 2016

J’envoie un mail au propriétaire qui vend une vieille chaise bois et cuir sur un site. Ils sont à Étampes, lui et sa chaise. L’affaire réglée, il repart à pied, je repars contente. Elle bouge un peu, mais elle est jolie petite et presque légère. Tester et la chaise et l’idée de la chaise. Le corps assis dans le jardin et les phares de la voiture. Calculer le temps entre chaque prise. M’asseoir face au jardin noir de nuit. Avoir un peu froid, continuer, regarder l’objectif droit dans son œil, parce que je sais que même de très loin, même pixélisé le regard importe.
Prendre mon visage entre les mains, sourire derrière les mains, et savoir qu’il suffit d’une ou deux pensées pour pleurer réellement, la tristesse si facile. Parfois imprévisible, parfois si évidente,
sous les sédiments.
P.S.
 

Nouvelles maisons et préparations – Chaumont #8

La restitution d’une presque année de résidence se prépare aux Silos, maison du livre et de l’affiche, de Chaumont.

Exposition multiple :
Des portraits en quartier, fait avec les habitants de la Rochotte

Des Photos des installations réalisées par les écoliers de Bricon, dans leur classe et dans le beau jardin Agathe Roullot, intérieures et extérieures, Permutations Poétiques.

Le son, la voix, des étudiants du Lycée Charles de Gaulle, sur leurs textes.
Et la mise en forme d’une publication-création en riso(graphie).

Projet qui a pu débuter grâce aux efficaces conseils, en quelques minutes (décisives) de Benjamin Cheminat, graphiste de l’agence Des monstres sous mon lit, et à ceux de l’association Chaumont Design Graphique, avec qui se feront les tirages.

La riso est une machine entre le copieur et l’imprimante, qui fonctionne sur le principe de couleurs qui se superposent (une seule couleur peut avoir plusieurs niveaux de concentration). Le résultat est intéressant car imparfait, les couches étant légèrement décalées.

Ici tests bicolores : Noir et Or, faits sur mon imprimante qui elle, ne décale rien. Le rendu riso sera un peu moins net, moins uniforme et plus intéressant.

Affaire à suivre !

nouvelles texte photo sauveur pauline résidence d'auteure Chaumont impression riso

 

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