Un monde_Tir à vue / Laurent Herrou_Pauline Sauveur (un an)

 

Mise en ligne le 14 juillet prochain de la lecture d’Un monde_Tir à vue (texte intégral) en mémoire des évènements du 14 juillet 2016.

Bande annonce :

Extraits :

(…) des femmes qui oseraient se placer en échantillon qui engloberaient le masculin au nom de quoi je vous le demande alors que moi inversement je l’ai tellement alors que nous nous l’avons totalement intériorisé cette représentation générique par l’autre moitié la moitié qui dicte et confirme intégré tellement intégré au point de devoir lutter je dois lutter pour ouvrir mes yeux pour regarder mathématiquement ce qui est ce qui se passe s’organise partout chaque jour (…).
Pauline Sauveur

(…) Nice est une ville carrée : un seul de ses côtés est mouvant, trompeur, un seul offre une issue, trompeuse elle aussi, dangereuse, inutile.
La mer.
On descendait sur la Promenade des Anglais, Gambetta débouchait à quelques mètres de l’hôpital Lenval par lequel le chauffeur du camion blanc emprunterait l’accès réservé aux piétons et écraserait la foule. On se posait sur les chaises bleues, un banc, parfois la rambarde usée par le temps, et on regardait la mer.(…)
Laurent Herrou

 

Le drôle de chat qui mord – parution

Il est sorti, ce 10 février 2017, aux éditions de la Souris qui raconte !

Le drôle de chat est une drôle d’histoire…
Au départ, je voulais écrire sur l’architecture, les maisons.
Puis c’est devenu tragique et grave (au début).
Et la maison, comme les habitants ont appris à traverser le temps, à doucement continuer.

Le livre est numérique.
Pas de papier, ni de carton pour la couverture, pas d’album dans les mains.

J’ai d’abord découvert les premiers croquis de Giovanna Gazzi.
Puis ses propositions de mise en page et en animation.
Et en janvier dernier j’ai ouvert un mail avec le chemin de fer, c’est à dire l’enchainement de toutes les pages, le corps du livre avec l’intégration du texte. Quelle émotion !

Il y a peu, j’ai regardé le livre complet. Car oui le numérique fait livre. La voix raconte, les images s’étendent sur deux pages, une avec le texte de la page et l’autre pour le dessin. La musique effleure les pages, donne le ton, les bruitages légers accompagnent la lecture. Les animations, si simples, pleines de poésie.

Je suis très heureuse de faire partie d’une tel ensemble !

« Le drôle de chat qui mord
Ou
Le tamanoir froissé
Le tigre du Berry aux dents acérées
Le coléoptère géant qui dort à moitié

Quelle est cette ombre triste et glacée ?
Installée dans la maison, dans la clairière, dans la forêt ?
À côté du champ d’orge et de blé ?
Il était une fois, il y a fort longtemps, une femme et un homme qui s’aimaient.
Ils trouvèrent un grand pré, une clairière et un morceau de forêt.
Ils étaient jeunes et beaux, jeunes et amoureux.
Donc, plein d’amour et de volonté, ils commencèrent à labourer le champ, couper du bois et construire une maison. Ainsi passait chaque jour. Et ainsi chaque soir passait.
A la nuit tombée, ils retournaient à la petite cabane qu’ils habitaient juste à l’orée des bois, en attendant que leur maison soit terminée. La saison passait et chaque histoire grandissait : l’orge et le blé dans le champ, l’enfant dans le ventre de sa mère et le toit sur la grande et belle et unique pièce de la maison en bois. Au début de l’automne ils s’installèrent, et commencèrent immédiatement la construction d’une petite chambre à l’arrière, tournée vers la forêt.
Au printemps ce fut la joie. Mais, l’enfant attendu, c’est un mystère, touché par une maladie sans nom, ne vécu que le temps d’une saison. Inconsolables et malheureux les amoureux fermèrent la petite chambre et condamnèrent la porte par une belle étoffe brodée.
(…) »

Auteure : Pauline Sauveur
Illustratrice : Giovanna Gazzi
Conteuse : Cécile Givernet
Animateur : Prakash Topsy
Développement : Pierre Canthelou
Editions : La souris qui raconte

Et pour en savoir un peu plus,
vous pouvez aller lire notre interview croisée sur le blog de la Souris,
extrait de l’interview :

(…)
LSQR :
Les illustrations de Giovanna Gazzi, d’une délicatesse infinie, respectent votre phrasé. Pas de pathos, mais au contraire une immense bienveillance sur ce sujet vivant qu’est la mort ! Vous le dites si bien ! Qu’avez-vous éprouvé à leur découverte, et si je vous demandais de choisir une seule image dans tout le livre, quelle serait-elle ?

PS :
Ce fut assez long je me souviens, pour trouver la personne qui prendrait en charge l’illustration. Mais j’étais confiante, car il me semble que l’idée de base dont on avait parlé ensemble, d’un dessin délicat et plein de poésie, était ce qu’il fallait pour ce texte. Aussi, j’ai beaucoup aimé ce que j’ai découvert du travail de Giovanna quand vous m’avez envoyé le lien.
Et dès les premier croquis j’ai adoré. C’était très beau de voir sa proposition, de voir le déroulé d’images prendre forme. Je me souviens aussi de l’instant où j’ai découvert le chemin de fer complet, c’était le 7 janvier 2016, il pleuvait, j’étais en déplacement, et j’ai ouvert le mail dans un café. J’étais sous le charme et heureuse. Je l’ai évoqué dans le journal de résidence que j’écrivais à ce moment là comme d’un moment lumineux. (c’est grâce au journal que je me souviens de la date !)

Pour choisir une seule image, quelle affaire ! J’aime toutes les petites bébêtes qui traversent l’écran, j’aime beaucoup l’arbre au fil des saisons, et la page avec le lièvre le tamanoir et le hérisson fâché !
Mais à choisir une seule page ce serait celle avec le petit bonhomme de bois sur le buffet. J’ai été étonnée et emballée par chaque détail, comme d’avoir 4 ans et de poser le nez sur le rebord du meuble pour regarder entre les bols, les vases, et les pots de fleurs. Mais heureusement le livre comporte plein de pages, on peut toutes les aimer !
(…)

Pour voir les 14 premières pages : un extrait gratuit du drôle de chat.

Les éditions fonctionnent sur un principe d’abonnement.
Vous trouverez toutes les infos sur leur site.

Bonne lecture !