Lecture chez Poïen, éditeur

Lectures à la Fabrique Poïein à 19h3 17 décembre
avec les auteures Cécile Riou, Valérie Loron et moi-même.

Poïein est une maison d’édition de livres d’artiste.

Et poïein est un verbe :
qui « s’applique à toutes sortes d’opérations, depuis celles qui modèlent de la glaise jusqu’aux réalisations les plus hautes (…) Le premier jeu de l’enfant, c’est de manier les choses pour construire l’appui ou l’appartement de ses rêves (…) Et, à partir des outils les plus rudimentaires du langage et de l’industrie jusqu’aux créations les plus libres du génie, partout se retrouve une matière animée, transfigurée, sublimée par l’ouvrier humain. »
Maurice Blondel, philosophe
Le problème des causes secondes et le pur agir (1893).

Je lirai des extrait de mes deux livres d’artiste 3 nouvelles (de) maison volume n° 157 et Désir nu volume n° 138 .

La fabrique Poïein
2 chemin des 3 sabots – 03360 l’ételon – 04 70 06 92 96
Et ici : Le programme des évènements de Poïein.

photosartistesall

Lectures, Klaxon 3 et Poïein

Klaxon, c’était ce samedi, c’était la troisième édition.
Avec Fabienne Desseux, Laurent Herrou et Mathieu Simonet,
nous avons lu
des textes en cours, des textes encore, des extraits, des
nouvelles.
Fabienne avec son journal d’une chômeuse, à paraitre bientôt,
Mathieu Simonet avec un texte inédit, auteur de Barbe rose
aux éditions du Seuil
,
et moi-même avec un cri du coeur, qui placé, comme chacun sait, en haut à gauche du coté
féministe.
Et Eric Maliszkiewicz nous a accompagné de sa voix
et du piano.
Pourquoi Klaxon ?
Parce que le collectif
*public averti,
collectif que nous avons constitué avec Laurent
Herrou, est libre et large, évolutif, qu’il accueille au grès des évènements
d’autres artistes, d’autres auteur.e.s, parce que nous sommes là, avertisseurs,
de cet engagement à être présent, parce que le public est là avec
nous, averti tout autant.

Au plaisir de prolonger ce cycle de lectures, comme par
trois fois déjà, avec « L’Art Tour Martine », café à Sancerre et la « Charcuterie », librairie-café à Sancerre également.

Public averti Lecture Klaxon Mathieu Simonet Laurent Herroux Fabienne Desseux Pauline Sauveur
Klaxon 3 – (de haut en bas et de droite à gauche) Laurent Herrou, Fabienne Desseux, Pauline Sauveur et Mathieu Simonet

A écouter :
le manifeste du collectif lu par Laurent Herou et la lecture de Camille Cornu
d’une précédente édition de Klaxon en ligne.

– – – – –
Lectures et présentations Valérie Loron Cécile Riou pauline Sauveur édition Poïein la Fabrique
Photo des lieux : ©Pascal Vanneau

Et une autre occasion de venir écouter des lectures :

Lectures à la Fabrique Poïein à 19h30
ce samedi 17 décembre 

avec les auteures
Cécile Riou, Valérie Loron et moi-même
Poïein est une maison d’édition de livres
d’artiste. 
Et poïein est un verbe :
qui « s’applique à
toutes sortes d’opérations, depuis celles qui modèlent de la glaise jusqu’aux
réalisations les plus hautes (…) Le premier jeu de l’enfant, c’est de manier
les choses pour construire l’appui ou l’appartement de ses rêves (…) Et,
à partir des outils les plus rudimentaires du langage et de l’industrie
jusqu’aux créations les plus libres du génie, partout se retrouve une matière
animée, transfigurée, sublimée par l’ouvrier humain. »
Maurice Blondel,
philosophe
Le problème des causes
secondes et le pur agir (1893).
Je présenterai mes textes 3 nouvelles (de) maison volume n° 157,
et  Désir nu volume n° 138
livre d'artiste édition Poïein pauline sauveur auteure désir nu et trois nouvelles de maisons
La fabrique Poïein – 2
chemin des 3 sabots – 03360 l’ételon – 04 70 06 92 96
Et ici : Le programme des évènements de Poïein.
Bienvenus !

Klaxon 3 – lecture collectif *public averti

Klaxon, c’était ce samedi, le 10 décembre 2016, c’était la troisième édition.
Avec Fabienne Desseux, Laurent Herrou et Mathieu Simonet, nous avons lu des textes en cours, des textes encore, des extraits, des nouvelles.

Fabienne avec son journal d’une chômeuse, à paraitre bientôt,
Laurent avec son Autoportrait en Cher (et en mots) paru chez Jacques Flament éditions, Mathieu Simonet avec un texte inédit, auteur de Barbe rose aux éditions du Seuil, et moi-même avec un cri du coeur, qui placé, comme chacun sait, un peu en haut à gauche du coté féministe.

Et Eric Maliszkiewicz nous a accompagné de sa voix et du piano.

Pourquoi Klaxon ?
Parce que le collectif *public averti, collectif que nous avons constitué avec Laurent Herrou, est libre et large, évolutif, qu’il accueille au grès des évènements d’autres artistes, d’autres auteur.e.s, parce que nous sommes là, avertisseurs, de cet engagement à être présent, parce que le public est là avec nous, averti tout autant.
Au plaisir de prolonger ce cycle de lectures, comme par trois fois déjà, avec L’Art Tour Martine, café à Sancerre et La Charcuterie, librairie-café à Sancerre également.

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Asli Erdoğan, écrivaine emprisonnée

Je partage et je relaye ici  une partie de la présentation du troisième recueil* de texte d’Asile Erdogan. Choix de textes réalisé par Tieri Briet, avec l’aide d’Anne Rochelle et de Naz Oke, pour la revue Kedistan.

Asli Erdoğan n’est pas seulement une romancière ou
une poète. Une part importante de son temps et de son écriture allait à ces
chroniques qu’elle rédigeait pour les journaux ou pour son blog. La fracture se
tient là. Elle sépare de l’invention romanesque les quatre articles, épinglés
par les procureurs d’Istanbul pour accuser l’écrivaine de terrorisme. Ces
articles témoignent. Ils rapportent des paroles entendues, des graffitis sur
les murs, des enregistrements radio ou télé qui rendaient compte d’une tragédie
vécue par la première minorité de la Turquie d’aujourd’hui, pendant que les
Forces spéciales de l’Etat persécutaient la population des villages et des
villes kurdes.  Ce sont toujours les textes d’une
écrivaine, mais dans la volonté de raconter une réalité que le pouvoir turc
aurait voulu passer sous silence.

Tieri Briet – 3
décembre 2016





« En fin de compte, celui qui prend la plume en main doit sans
cesse lutter avec cette question : quelle est la dose de réalité que je peux SUPPORTER
? » 
Aslı Erdoğan
La Ville
dont la cape est rouge 
Ces trois poèmes sont issus du recueil In the silence of
life
, des poèmes qu’Asli Erdo
ğan a d’abord publiés en turc, sous le titre HAYATIN SESSİZLİĞİNDE. Ils ont été traduits du turc en
anglais par Amy Spangler et publiés en 2005 par la revue néerlandaise de la
fondation du prince Claus, dans un numéro intitulé Living together. Ils
ont été traduits de l’anglais en français par Anne Rochelle, que nous remercions.

ÊTRE
Des particules de
mille lumières, du sang coulant dans la terre, de poussière d’étoiles
éparpillée dans le désert, de la mélodie, dissipée dans l’espace, du chant des
commencements… Je suis la somme de tout ce qui m’a été donné et de tout ce qui
ne l’a pas été, de ce que j’ai perdu comme de ce que je perdrai, du sang des
paroles et des silences muets… Je suis l’impossible récit, cet élément caché à
jamais par une histoire si souvent répétée, je suis la patience des graines
enfouies dans le sable, un long regard qui attend la pluie du désert, le chant
de toutes les fins, qui cherche en vain sa mélodie dans l’étendue du néant…
Et jusqu’ici, personne n’a vu mon visage à découvert.

L’ÉTERNITE
Nous, les femmes
assassinées de la ville, réduites en miettes par des meurtres ordinaires, nous
trouvons réunies au sous-sol du magnifique palais érigé à notre intention.
A l’étroit, entassées côte à côte, coude à coude, face à face… Comme des
anges, comme des anges enivrés et danseurs, nous nous débattons désespérément,
échouant malgré nous à déployer nos ailes..
Nous sommes si
proches que la larme de l’une coule sur le visage de l’autre, laissant des
traces couleur de vie. Du mascara mêlé à de la poudre, mêlée à de la boue. « Enfin,
nous pouvons voler »
, clamons-nous toutes, « Nous avons décollé,
maintenant, en route vers le rouge de l’horizon. Ah oui, nous y voici, dans ce
ciel que nous n’avons pas vu depuis si longtemps…  »
Et quand viendra le
jour où nous déciderons de revenir, nos visages auront été complètement
effacés. Nous nous désintégrerons, ligne par ligne, lettre par lettre. Nous
remplirons les paroles, les verres de vin, ils deviendront sombres, nous nous
éparpillerons dans le désert comme des graines, et quand nous deviendrons
pluie, nous incarnerons un mythe de l’éternité.
LE MIRACLE DU SANG
Et ceci, vois-tu,
c’est mon histoire. Ma naissance, ma mort, et tout l’entre deux. Encore une
histoire parmi tant d’histoires, en collision incessante avec le silence… Une
page parmi tant de pages, lue si vite, oubliée sitôt tournée. Une virgule
peut-être, entre deux longues phrases identiques, hier et aujourd’hui…
Mais il y a le
miracle de l’eau. Qui fait remonter en surface les oiseaux pourchassés et tués,
qui les rend libres, dans les reflets des nuages, offrant à leurs ailes
blessées un nouveau ciel…Et ce sera le miracle du sang que de donner vie à mes
paroles, pour offrir à mon être fragmenté un nouveau corps…Et voilà pourquoi je
me promène dans le cimetière des paroles la nuit,vois-tu, toute la nuit, en
criant sans espoir aux morts : « Lève-toi ! Lève-toi ! » Et ma mémoire
n’est qu’un bol en terre sous la croix qui attend… Qui attend… Qui attend.
Sur la page facebook
Free Asli Erdo
ğan vous
pourrez trouver 3 recueils de textes* de l’écrivaine, 
à lire partout dans
les théâtres, les librairies, festivals, écoles, médiathèques…



Dans le
recueil n°3,  vous trouverez les quatre chroniques qu’Asli Erdo
ğan a publiées dans le journal Özgur Gündem, maintenant interdit par
le pouvoir turc.

Les journalistes et
collaborateurs de ce journal ont tous été emprisonnés, sous l’acusation d’  « apologie du terrorisme ». Ce sont ces
articles qui ont été retenus par l’accusation, pour prouver l’apologie du
terrorisme dont Asli se serait rendue coupable. Raison de plus, selon son
avocat, pour diffuser ces quatre textes qui n’ont pas d’autre but que de
raconter les crimes commis par les forces spéciales envoyées par l’Etat turc
pour terroriser les populations civiles kurdes.
Attention,
certains passages sont d’une extrême violence.

*Choix de textes
réalisé par Tieri Briet, avec l’aide d’Anne Rochelle et de Naz Oke, pour la revue Kedistan.