Lire – d’un monument l’autre

« nous sommes entrés les uns après les autres l’ouverture était mince mais suffisante et l’air sifflait tout autour il s’agissait de nous protéger du gel du froid qui pénètre les os de la neige qui tombait déjà qui tombera les jours prochains comme chaque fois comme chaque année il s’agissait simplement de ça mettre à l’abri les plus jeunes les plus faibles les plus vieux ceux qui étaient épuisés les blessés et tout le reste du groupe nous étions devant et autour et sur les flancs en bordure nous étions aux marges et à l’avancée aux arrières et sur nos gardes il fallait se relayer les premiers étaient venus en éclaireurs ils avaient réussi franchi l’ouverture avec précaution
(…) »

Extrait de mon texte « La nuit, beaucoup »

D’un monument l’autre, un site, un auteur.
Un auteur, un texte, un monument, et une lecture commune ce jeudi 13 juin à 18h00, pour partager les textes écrits pour chaque site.

Très heureuse de lire aux côtés des auteurs présents : Daniel Arsand, Nicole Caligaris, Fabienne Jacob, Christine Montalbetti, Jean-Pierre Ostende, Marc Pautrel, Jérôme Prieur.

J’ai eu le plaisir de découvrir le château d’Oiron et d’en faire le décor accueillant les personnages du texte, invitée par la MEL, maison des écrivains et de la littérature et le Centre des monuments nationaux.

A découvrir ce jeudi 13 juin à 18h
à l’Orangerie de l’Hôtel de Sully,
au 62 rue Saint Antoine, Paris 75004

Attention :
réservation nécessaire au 01 55 74 60 91
ou par mail
à n.georgepicot (at) maison-des-ecrivains.asso.fr

Au plaisir de vous y rencontrer !

Et quelques unes de mes images du Château d’Oiron :

Revue les Impromptus

Des textes
des images
un dialogue
une Revue les impromptus
un numéro 2

ravie de faire partie de la publication
avec une photographie en dialogue
avec les mots d’ André Orphal

Revue arrivée
encre et papier par la poste
en main
lire et
découvrir de nombreuses collaborations
joyeuses
joueuses et colorées
noires et graves
gravées

Et quelques images :
Notre page avec André Orphal
la page de Lise Paco / Matt Bed
la page de Guylaine Monnier / Jean-Michel Delage
celle de Laurent Bouisset / Nicolas Guyot
et celle de Stéphanie Max / Ben Coudert

Merci, merci Olivia HB : )

Avec :
Leafar Izen, Lise Paco, Federica Nadalutti, Jane Agou, Pauline Sauveur, Anne Bernasconi, Stéphane Beauvais, Aurélie Noël Hugo Ferrero, Ez Nogood, Matt Bed, Insolo Veritas, Jean-louis Massot, Pierre Touron, André Orphal, Nicolas Liau, Christophe Esnault, Ben Coudert, Olivia Del Proposto, Laurent Bouisset, Jean Gabriel Cosculluela, Martin Laquet, Jos Roy, Radière Thierry, Michel Vautier, Clemens Coulon, Jean-Baptiste Ferrero, Nicolas Guyot, Stéphanie Max, Elodie Loustau, Elia Lesourt, Stéphanie Durdilly, Brixi Fondant, Guylaine Monnier, Gabrielle Jarzynski, Tristan Jeanne-Valès, Jean-Michel Delage

Prologue Thomas Màsp
Design et couverture Olivia HB

La revue est au prix de 8,99€
Pour se la procurer :
Revue les Impromptus tome 2,
ISBN 97823221468995

André Orphal (texte) Pauline Sauveur (photographie)
Lise Paco / Matt Bed
Guylaine Monnier / Jean-Michel Delage
Stéphanie Max / Ben Coudert
Laurent Bouisset / Nicolas Guyot

Bonne lecture !

Les arbres sont des marcheurs lents

Les arbres sont des marcheurs lents dans l’hiver aux feuilles caduques. Leurs branches secouent le vent froid et la nuit blanche de brume.

Ils savent les chemins hésitants et le bord des routes qui s’allume un instant sous les phares d’une voiture sur la nationale déserte. Ils connaissent les pas isolés de ceux qui sur le bas-côté, doucement avancent et insistent, qui explorent le trajet en train de se faire, celui qui toujours reste à faire, un jour après l’autre, un pied ou l’autre, devant.

Les arbres sont des marcheurs lourds qui dorment comme les chevaux, debout.

Puis ils avancent et relient leurs aires et leurs territoires de broussailles, à l’ombre ou sous la pluie, par delà les champs invisibles de neige, ils poursuivent les méandres et brodent les contours flous du paysage.

Une silhouette s’éloigne, dos droit sous la tempête qui redouble et martèle. Elle ignore la pluie qui s’engouffre et balaye, elle ignore la neige. Puisque chaque fois l’orage s’éloigne et finit, puisque le vent s’essouffle et caresse et termine enroulé aux brins de laine à ton cou. Ce qu’il en reste de froid t’accompagnera demain au soleil de février

Hêtre vivant – de François Dejardin

Sur la vitre de la portière, les gouttes s’écoulent aux jointures des doigts de ma main posée là, un appui avant le noir, un abri, un visage, peut-être une envie. Et l’eau froide glisse dans ma manche. Faire une pause sur le parcours, une étape, un répit, de quoi en fumer une et arrêter de penser, à nouveau s’astreindre au vide, reprendre l’élan et ne plus y penser, aller de l’avant.

Je vois le ravin au loin qui longe un bois au sommeil léger, à la sortie de la ville, il succède aux jardins clôturés des lotissements vides à la tombée du soir, les volets fermés pour la plupart. Il y avait là-bas, seule grande ouverte, la bouche noire de la porte absente de la maison en chantier sur une parcelle, au fond. Elle aura la vue belle sur le marronnier et le bout du chemin qui se perd dans un virage.

Les arbres sont des marcheurs aux ailes déployées qui annoncent l’air frais et notre essentiel besoin de respirer. Dont la trace persiste au-delà des yeux.

Les arbres sont des marcheurs endurants qui nous regardent suivre une idée peu claire. Leur bruissement ténu nous l’assure. Ils observent nos efforts fragiles et nos traces inaudibles qui s’additionnent. Ils savent combien les sentiers se travaillent, se prolongent et se croisent, ils savent comme se construisent les jours à venir. Et avec la douceur du couchant chaque fois, ils reconnaissent quand vers le Nord c’est l’été.

Pauline Sauveur
le 5 mai 2019

Merci à François Dejardin pour cette belle invitation à écrire un texte à partir de ses photographies et dessins réunis pour cette exposition à la Traces Galerie, à Liège (Belgique).

Le site de François Dejardin : http://polykrom.be/

Corps en échos – le corps contemporain

Une artiste coréenne dont on ne voit que la main, pose des oranges sur la table, l’une après l’autre et laisse le dernier emplacement vide. Elle a filmé chacun de ses gestes. Nous laissant avec l’infime déséquilibre de cet emplacement libre qui ne sera pas comblé.

Dans un autre plan, on ne voit rien, tout est blanc, on s’interroge, c’est étrange.
Il y a comme des remous sur une feuille de papier. Et lentement apparaît un curieux animal, qui doucement avance, déchirant le papier comme il peut, langue humaine qui fend le silence de la page, alors que le visage reste caché par le papier.

Un autre plan encore, elle pense dormir.
Mais le fauteuil est trop petit. Elle tente en vain de dormir sur son fauteuil. Ses tentatives sont à la fois drôles et désarmantes. Elle nous montre l’impossibilité du sommeil. Tête en arrière sur le dossier trop bas, bras et jambes qui glissent sur l’absence d’accoudoir, pieds qui ne tiennent pas sur l’assise trop petite et trop souple. Tout est inconfortable.

Ailleurs, elle installe une chaise devant un téléphone public mural. On n’entendra que des bribes de sa conversation, incompréhensibles, mêlées aux bruits de la circulation, des piétons qui traversent le champ de la caméra sans hésitation.

Je ne connais pas son nom, mais chacune de ses performances est un morceau jubilatoire de sérieux, de poésie et d’entêtement.
Peut-être que l’étrangeté et la puissance des performances viennent de ce qu’elles travaillent la question de l’inconfort du monde. Avec le corps, inévitable. Le corps, là, sur les bras, que l’on a sur les bras, qui nous oblige.
(…)

Extrait du texte que j’ai écrit pour l’exposition, en introduction à la question du corps plongé dans le lieu, dans l’espace de l’Hôtel Lallemant et de ses caractéristiques, sa matière, ses ambiances, ses histoires à réinterpréter.

Travail d’étudiant en dialogue avec une image de ma série « Le petit déjeuner »

Exposition installée jusqu’au 31 mai 2019

Et ce dialogue à travers les âges et les images, la question du visage, du regard, du corps qui raconte :

Les performances répètent, déclinent le corps absolument, résolument là. La présence. Elles impliquent le regard, et dans un même mouvement nous impliquent dans un rapport immédiat, confortable ou pas, face à celui ou celle qui s’expose et s’engage devant nous. Présence.

C’est de la viande vivante qui pense et qui se met sous votre nez, impossible à nier. Un corps qui agit et qui parfois même vous regarde.
On peut aimer, détester, être mal à l’aise, attiré, perplexe, dégouté, on peut même décider de partir parce que là c’est trop, ou rester parce que là c’est trop. Mais c’est soi et l’autre.

Le performeur a cette force-là, d’être présent au-delà de lui seul, inscrit dans une réalité, terriblement concrète, qui nous rend à nous-mêmes.

À quoi pense-t-il ? À quoi pense-t-elle ? À quoi penses-tu, Alexandra Guillot, à chaque feuille que tu prends avec attention et sérieux, dont tu nourris la machine à déchiqueter qui ronronne, qui découpe en filaments ? L’étrangeté de ce geste voulu, répété, répété, répété, et son unicité à chaque fois.

Et cette autre question, posée par une petite fille qui regarde et qui demande à Laurent Herrou qui reçoit Alexandra : elle est vivante ?. Il répond oui. Elle demande à nouveau : mais qu’est-ce qu’elle fait ? Il rajoute alors : son travail.

Les performeurs sont en cela magnifiques qu’ils sont, plus clairement que tous les autres. Ils redeviennent eux-mêmes bien sûr, à la fin, après, ils vous parlent à nouveau, ils boivent et mangent, ils aiment et reprennent leur vie.

Mais un temps encore, on peut les regarder du coin de l’œil.
Peut-on vraiment leur faire confiance ?
Sont-ils vraiment revenus ?
Redevenus comme nous ?

Suite et fin du texte.

Corps en échos exposition

accrocher, installer, prendre possessions des lieux, et adapter, improviser, pour finalement trouver un équilibre, entre le sens, les contraintes du lieu et de l’accrochage, entre les différents travaux présentés, leur multiplicité, et nouer le dialogue, sur les murs.

Puis lancer l’invitation !

L’ exposition est prolongée jusqu’au 31 mai !

Hôtel Lallemant
5 rue L’Hôtel Lallemant
18000 BOURGES

Ouvert du mardi au samedi 10-12h et 14-18h
Ouvert le dimanche de 14-18h
Fermé le lundi.

« Comme Vitruve ou Dürer, c’est à un dialogue entre l’architecture et le corps que nous convient les étudiants de la classe prépa artistique (CPES-CAAP) du lycée Alain-Fournier, au sein même de l’Hôtel Lallemant, premier hôtel particulier de la Renaissance française. Le parcours pluridisciplinaire mis en scène par les étudiants traverse l’Hôtel Lallemant en mettant en exergue le corps confronté au lieu sous forme d’installations, d’expositions, de textes. La restitution publique est le résultat de plusieurs mois de rencontres avec Pauline Sauveur, autrice, architecte et photographe, d’ateliers, d’expérimentations de l’espace par le corps, de travaux d’écriture, de photographies… »
Extrait de la présentation sur Berry Province

Silhouettes

Corps et espace
sur les traces d’un atelier avec deux classes de collégiens.

C’était après exploration du bâtiment
après leurs photographies de détails
leur travail sur de minuscules tirages sur papier calque au format diapositive
Après avoir apprivoisé j’espère, le regard, les lieux, la lumière.

Arriver dans le couloir, par deux ou trois, en chuchotant (en essayant) parce qu’il y a des cours à côté.
Poser et prendre la photographie.

Les images seront tirées sur papier
exposées en une longue ligne
traversant les couloirs et rejoignant les salles

Elles y sont encore : )

Projet mené dans le cadre des actions de sensibilisation à l’architecture du CAUE 58​

Corps en échos – rencontres

Lire. Lire parce que c’est ça, inviter une autrice. C’est des mots des textes et l’envie de les partager. C’est l’occasion de dire, comme chaque fois en préambule, installez-vous bien, confortablement, oui, même la tête sur les bras si vous voulez, on pose tout et je vous lis quelque chose. Un extrait de mon journal de résidence, un extrait de Un monde_Tir à vue, et d’autres encore.

Pour la suite, il y a chaque fois deux sacs remplis des livres que j’aime, souvent de photographes, d’artistes, qui parlent (oui les livres parlent, au moins autant, et mieux que moi bavarde) de démarche, de projets fous, de recherches, aussi d’architecture ou de dinosaures. Des livres avec de l’image, qui sont souvent les premiers car la découverte est plus rapide et le temps toujours compté.

Puis, pour la seconde rencontre dédiée à l’écriture, des livres presque exclusivement littéraires. Dont j’aurais voulu, aimé, lire un extrait de chaque, pour le plaisir des mots en bouche, pour la jubilation, la surprise, pour tout ce qu’ils ouvrent de portes et de questions, mais définitivement, le temps est compté.

écrire
avec la contrainte de début de phrases imposés
ici
là-bas
sur le mur
et puis
dans la pièce
dans l’idée
malheureusement
soudain
heureusement
finalement
lire
(à leur tour)

Alors des livres, de la littérature et un peu d’autres choses (toujours tricher).
Et le silence gourmand comme l’heure des frites à la cantine, que l’assiette est pleine et qu’on a faim, le silence de ceux qui plongent et savourent.
Dans quelques instants les entendre murmurer oh mais c’est bien, s’exclamer, se lire une phrase, rire et partager entre eux, ceux qui n’aiment pas auront la délicatesse de ne pas le dire à haute voix, d’autres échangeront rapidement leur livre, certain.e.s notent un titre, un auteur, une autrice.

Télescopages – Fabienne Yvert – éd. Attila
Lettre ouverte au banquier séquestré dans ma cave depuis plusieurs semaines – Eric Pessan – éd. Le Réalgar
Que faire des classe moyennes – Nathalie Quintane – éd. P.O.L
Le livre d’un été – Tove Jansson – éd. Albin Michel
Construire en habitant – Patrick Bouchain et Exyzt – éd. Actes Sud
Courir – Jean Echnoz – les Éditions de minuit
Ab absurdo – Marc Dubuisson – éd Lapin
Joconde jusqu’à 100 – Hervé Le Tellier – éd. Le Castor astral
Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres – Marcel Benabou – éd. Le Seuil
Écrire – marguerite Duras – éd. Folio
La belle et la bête – Jean Cocteau – éd. du Rocher
La tristesse durera toujours – Yves Charnet – éd. La Table ronde

Projet avec le lycée Alain Fournier et la classe prépa art. ou CPES-CAAP – Classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques, dans le cadre du programme Viva Leonardo Da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire.

500 ans de Renaissance – rencontre 1

Un projet qui s’inscrit dans le temps, c’est le cas de le dire, pour travailler à partir d’un bâtiment emblématique de la Renaissance à Bourges : l’Hôtel Lallemant et à partir d’une dessin encore plus emblématique, le croquis de l’homme de Vitruve de Léonnard de Vinci, ainsi que ceux dessinés par Dürer.

Soit, le corps et l’espace et l’envie immédiate de continuer ce que j’ai pu commencer dans une série comme le Petit déjeuner, ou les Chaises.
Un corps dans l’image et dans l’espace, dans le cadre de la photographie, déterminé par l’appareil, par le geste de photographier cette relation.

Visuel pour le projet à partir d’une photographie de la série Le petit déjeuner avec Laurent Herrou et une vue de l’Hôtel Lallemant.

Dans l’escalier central, hélicoïdal,
pour la colonne vertébrale que c’est chaque fois, pour un bâtiment,
et l’ombre de l’écrivain, Laurent Herrou,
et la pesanteur inversée.
Presque un programme.

L’homme de Vitruve – Leonard de Vinci (vers 1490)
Autoportrait – Albrecht Dürer (1500)


Et cette image que j’aime,
depuis qu’il me l’a montrée,
m’expliquant qu’il l’avait réalisée la veille,
le soir, une fois les enfants couchés.
Sacred heart – Tomaz Szrama (2012

Sacred heart – Tomaz Szrama (2012)


Et commencer par la visite : )

Dans la cour (basse) de l’Hôtel Lallemant à Bourges.


Le titre et l’idée du projet :
Corps en écho – De l’Homme de Vitruve au corps intime et contemporain


Ravie d’avoir été invitée à mener ce projet, par le lycée Alain Fournier, avec la classe prépa art. Classe répondant au doux nom de CPES-CAAP – Classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques.
Et de pouvoir compter sur la complicité des musées de la ville et du service patrimoine de Bourges.
Le tout, dans le cadre du programme
Viva Leonardo Da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire.

Écriture et châteaux

« nous étions devant et autour et sur les flancs en bordure nous étions aux marges et à l’avancée aux arrières et sur nos gardes il fallait se relayer les premiers étaient venus en éclaireurs ils avaient réussi franchi l’ouverture avec précaution c’était la première fois ils s’étaient frayés un chemin jusqu’ici les occupants d’avant semblaient s’être évanouis depuis longtemps il n’en restait rien aucun signe aucune présence même leur odeur avait disparue alors les premiers des nôtres s’étaient aventurés
(…) »

C’est un vrai plaisir d’être invitée* à écrire avec le si beau point de départ que représente le Château d’Oiron.

Découvrir le lieu la pierre les colonnes les voûtes la masse d’air sous les plafonds majestueux et la lumière qui traverse les vitraux. Se retrouver confrontée à l’exposition Curios&Mirabilia. Les œuvres faites à la mesure des pièces immenses ou des petits cabinets de curiosité qui s’étagent en demi-niveaux au bout d’escaliers en bois.

*Invitation faite par la Maison des écrivains et de la littérature et par le Centre des Monuments Nationaux.

poésie à la radio

ou comment raconter les phases déclic et oublier un chanteur
indiquer de la pop dépressive et se dire qu’il n’y a pas que ça
lire des extraits
lire Je suis un écrivain de Laurent Herrou
lire Le livre d’un été de Tove Jansson
et lire Les yeux bordés

et remercier Carole Bijou pour cette belle émission d’une heure qui passe trop vite qu’elle appelle la poésie débouche sur radio Canut à Lyon

Les yeux brodés
collection Marges

toujours disponible aux éditions Jacques Flament :
http://www.jacquesflamenteditions.com/349-les-yeux-brodes/

retour sur l’exposition parisienne – Galerie Canopy

tout le mois de décembre 2018, nos photographies ont pris place à la Galerie Canopy, Paris 20ème.
Avec le plaisir de se rencontrer pour la première fois pour la plupart d’entre nous, après une année d’échanges et de travail en commun suite à la publication du numéro 7 de la revue-livre NiepceBook (éditions Corridor éléphant) qui nous réunissait sous le thème Territoire et égalité.

7 photographes :
Chrystel Capparos
Antonio Domingues
Baptiste Gamby
Guillaume Lavit d’Hautefort
Ymy Nigris
Christophe Vandon
et moi-même

Captation et montage vidéo Baptiste Gamby

Un accrochage chaleureux, et un beau vernissage le samedi 8 décembre !
Merci à tous les visiteurs !

Territoire(s) et égalité(s)

Territoire(s) et égalité(s)
du 7 au 23 décembre
Galerie Canopy à Paris

Vernissage samedi 8 décembre à 19h !

 » Le monde reste une obscurité. Le faire pénétrer dans une chambre noire permet de comprendre pas à pas des petites poches de réalité. Les photographes de cette exposition le prouvent. Et si la carte n’est pas le territoire, la photographie témoigne d’un état de fait et d’un espoir pour peu qu’elle ne se veuille ni colonialiste ni voyeuriste. Un corps « différent » devient un corps miroir. Il est réfléchi par le corps du récit des photographes.
(…) »
Jean-Paul Gavard-Perret

Nous seront 7 photographes, réunis autour de ce thème qui nous rassemblait déjà dans le NiepceBook n°7 publié par Corridor Eléphant, éditeur spécialisé dans la photographie contemporaine.

J’exposerai aux côtés de :
Chrystel Capparos
Antonio Domingues
Baptiste Gamby
Guillaume Lavit d’Hautefort
Ymy Nigris
Christophe Vandon

Galerie Canopy
19 rue Pajol – 75018 Paris
Métro 2 – station La chapelle

Ouverture : jeudi de 14h00 à 19h00
du vendredi au dimanche, de 14h00 à 20h00

Bienvenu.e.s !

Lecture au café Cassiopée – Paris

 » Dehors, de l’air. Dehors, c’est presque l’été. Chaque plante sait se qu’elle a à faire, chaque animal aussi je suppose, mais le trèfle est moins farouche et se laisse observer sans ciller si je bouge. Je scrute entre les orteils peut-être la chance a quatre feuilles ?
(…) »
Les yeux brodés

préface de Laurent Herrou
éditions Jacques Flament, 2018

Lecture
jeudi 6 décembre à 19h30
au Cassiopée Café

21 rue Custine
75018 Paris

En exposition, les photographies de la série Chez elle

Chez elle, qui est aussi un livre
aux éditions Littérature Mineure de la belle Maison Dagoit

 

la poésie débouche – radio

Très heureuse et curieuse de cette prochaine rencontre, invitée par Carole Bijou pour son émission la poésie débouche, qui passe sur Radio Canut, basée à Lyon, 102.2 FM.

Ce sera vendredi 30 novembre pour une heure de direct, de 15 à 16h.

Il m’aura fallu trouver (choisir !!!) deux musiques (et pas trois, dix, vingt six) et deux extraits de livres (fichtre!!!) ce que j’ai dû me résoudre à faire, in extrémis.

Pour des mots dans les oreilles, rendez-vous vendredi , avec dedans même un extrait des yeux brodés.

Et pour ceux qui auraient piscine, cantine, Martine, tartine, routine, bref qui ne pourraient pas, l’émission, comme toutes les autres est ensuite archivée sur la jolie page de l’émission : La poésie débouche

à bientôt !

Une forêt de poche

Tenter le pop up
plier le papier
pour déplier une forêt de bouleaux
dessiner comme l’image qui trotte dans la tête.

Le bouleau dont on dit que ses feuilles d’un vert tendre, presque transparentes (de la taille de) en oreille de souris annonce le printemps bien plus que la date sur le calendrier. Dont l’écorce séchée a le velouté du cuir. Dont le bouquet de feuilles solides en été parfument le sauna…

Une forêt pour s’évader.

Les yeux brodés – avis

Trois avis sur Les yeux brodés !
Trois fois merci !

Merci à Jean-Paul Gavard-Perret pour son article sur le livre,  sur le site lelitteraire.com

« Le corps est omni­pré­sent mais sans être « matière » à exhi­bi­tion. S’en per­çoivent les effets de pro­fon­deurs, de sur­faces, de lignes et pers­pec­tives Existe une sorte de dérive urbaine là où « la petite » est qui elle fut, ce qu’elle devient. La créa­trice nous ramène à des points de jonc­tion et d’achoppement, sans lamento mais selon des rafraî­chis­se­ments à la mémoire de la rai­son de vivre ou de ten­ter de le faire.
L’écriture dans sa ténuité inci­sive et alerte crée un che­min qui balance entre la brû­lure des ronces morales et la nudité du soleil rêvé. Il fend la nuit du passé et l’auteure l’élucide dans la lumière du pré­sent. Là où tout fut pour l’enfant obs­cur et résis­tant, Pau­line Sau­veur l’érige en une trans­pa­rence — ce qui ne veut pas dire que l’écriture la sauve pour autant. La lit­té­ra­ture semble deve­nir un art aussi rupestre que contemporain.(…) »
Jeau-Paul Gavard-Perret
lelitteraire.com
21 septembre 2018

Les yeux brodés
préface Laurent Herrou
Jacques Flament Editions

Le livre, aux éditions Jacques Flament

**********

La publication de Moonpalaace,
blogeuse sur Instagram

25 septembre 2018

« Je croule littéralement et avec bonheur sous les lectures de la sélection Elle.Quand Pauline Sauveur m’a proposé de m’envoyer son livre, j’avoue que j’ai hésité à en rajouter un à ma débordante pile…

Après une rapide visite à son blog, j’ai été intriguée et charmée par le choix des mots et des images. Pauline est auteure, photographe et architecte.
Alors j’ai ouvert la version numérique du livre qu’elle m’a offert, et puis j’ai été happée par son écriture, à la fois intrigante et infiniment poétique…

Le court texte mène le lecteur sur un chemin mystérieux, ou tel le Petit Poucet, il recherche des indices, les assemble et devine à travers la forêt le sentier onirique dessiné par l’auteure. Ce chemin, ce pourrait être celui d’une libération, celui d’un être sensible qui parvient à se défaire petit à petit des entraves de sa vie, ou tente au moins de les mettre à distance.

J’aime les mots qui sonnent, qui ont cette résonance bien au-delà de la page, que l’on prend plaisir à dire autant qu’à lire…

Et chez pauline_sauveur , les mots ont trouvé leur juste place : l’un appelle l’autre tout naturellement, ils résonnent entre eux.
Cette prose poétique gagne encore à être lue à haute voix…Ces mots disent l’incompréhension du monde, la difficulté à grandir, à être soi, à être mère, la souffrance, la vie, la mort.

Ce livre, c’est une nuée de mots qui s’assemblent pour former tels des oiseaux dans les airs, un dessin harmonieux dans le ciel du récit…

Merci Pauline pour cette poétique surprise.
Quelqu’un qui vous offre ses mots… quel plus beau cadeau ?

Morceau choisi :
« La route s’enroule sous les arbres, il ne me reste que le pont, petit pont de bois et la forêt à traverser. (…)
En fait, ce n’était pas un pont, juste une tuile. La tuile. Fine et croquante, dorée aux amandes. Délicieuse. Quelle idée de marcher dessus, on devrait pas marcher sur des biscuits, non plus. Tout a craqué , simple, net, immédiat. » »

**********

Et enfin l’avis de Sandra Knafo
également blogueuse sur Instagram

Le 26 septembre 2018

« C’est avec une vive curiosité que j’ai lu Les yeux brodés. Comment ne pas être intriguée par ce titre qui nous fait de l’œil ?

Un titre élégant tout en couture. Il s´agit d´un recueil initiatique et délicat en équilibre entre éclipse et lyrisme. Portée par une jolie plume gracile, l’auteure Pauline Sauveur dévide le fil de certains souvenirs, une liste de courses, les doutes, la souffrance, l’abandon, les craintes face à la maternité, tout en cherchant la juste place dans sa vie.

On lit et on écoute avec avidité et admiration ces mots sonores oui sonores qui s’échappent de la bande son de chaque phrase. Une jolie résonance poétique à lire!!! Je ne sais pas pourquoi le choix gracieux des mots les définissant et les identifications associées m’ont parfois fait penser à Marcel Duchamp.

#alire #arelire
Merci encore à #paulinesauveur pour m’avoir envoyé ce recueil qui m’a infiniment touchée.
#rentreelitteraire #bookstagram
#bookstagrammer #alireavoixhauteaussi « 

Merci !!
Merci !!
Merci !!

Lecture – Les yeux brodés

Préparer avec grand plaisir
la première (et la deuxième) lecture
des Yeux brodés

Deux rendez-vous une après midi

dimanche 25 novembre
à 15h30
puis à 16h30

au Café Librairie de Sancerre
4 rue de Trois Piliers
18300 Sancerre 

Les yeux bordés
préface Laurent Herrou
editions Jacques Flament

 

Et exposition photo de la série Chez elle
qui existe aussi sous la forme d’un petit livre élégant

Chez elle
éditions Littérature Mineure / Maison Dagoit

une e*position – public averti

Inviter six photographes, six regards, six talents, confirmés ou en devenir, à rejoindre une initiative singulière, au sens premier du terme : une seule photo, qui dirait à la fois leur travail, leur être, leur définition, ou la définition de leur travail à cet instant t de l’invitation. Les choisir parmi ceux que l’on aime, ceux que l’on suit, ceux avec lesquels on a travaillé, ceux avec lesquels on le voudrait bien, les choisir et avoir la grande surprise du oui unanime en face, de l’enthousiasme même.

Une e*position (avec cet astéri-x qui définit * Public Averti depuis sa création) présentera chaque semaine sur internet l’un de ces six photographes à travers cette photo unique requise (et les éléments complémentaires que l’artiste aura bien voulu nous confier). L’événement s’étendra du 29 octobre au 9 décembre, et se poursuivra peut-être sur le début 2019 — votre accueil, votre intérêt, vos réactions seront les signes d’une suite possible à ce premier rendez-vous.

Une e*position avec :

Vincent Descotils, du 29 octobre au 4 novembre

 

Thibault Pastierik, du 5 au 11 novembre

 

Laetitia Atlan,  du 12 au 18 novembre

 

Emmanuelle Corne, 19 au 25 novembre

 

Clara Mill, du 26 novembre au 2 décembre

 

Michel Picard, du du 3 au 9 décembre

Belle découverte à tous !

le quotidien exotique ?

Préparer la conférence sur cette notion, cette nuance, du quotidien banal mais en léger décalage, exotique pour ça : ses distortions et ses différences.

Une présentation sensible et non exhaustive de la façon d’habiter en Finlande, en écho avec nos manières de faire en France.

Ce sera le mardi 25 septembre au CAUE de la Nièvre, à 18h00
3 rue des Trois Carreaux à Nevers (58000)

Le quotidien exotique ?
Redécouverte de l’espace et des objets quotidiens par le dépaysement

Il y aura des photographies et du craque-pain,
et suivant la vitesse de livraison des rennes du père Noël avant Noël, il y aura du salmiakki (réglisse salé) !!!

Sujet programmé dans le cadre du Mois de l’architecture :
Renseignements au CAUE 58.

Et si vous voulez savoir ce qu’est un CAUE (Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement) c’est tout bien expliqué là :

Si vous voulez le programme complet pour le Mois de l’architecture en Bourgogne Franche Comté sur le site de la Maison de l’Architecture de Bourgognes

En forme de mise en bouche, de miniardises ou d’échauffement, se pencher sur la question des chaussettes de laine et sur les gants de cuisine.
S’occuper des unes et des autres, comme un préambule physique et manuel au sujet : réparer à la sauvage et à la machine à coudre 13 paires de chaussettes tricotées. Puis confectionner deux gants de cuisine pour protéger les mains des futurs plats chauds.

 

Choisir deux tissus Marimekko :

Tissus qui bordait le tour de mon lit d’enfant.
Modèle Lovelovelove de 1969
par Maija Isola :

Et le plus récent modèle « Purnukka » de 2008
(qui désigne affectueusement les bocaux de cuisine)
par Erja Hirvi 

Les yeux brodés – parution

Très heureuse de la parution de ce livre, Les yeux brodés, aux éditions Jacques Flament qui avait déjà publié mon livre photo Deviens ce que tu es, en 2017.

L’enfance ressurgit.
D’un balcon haut perché je regarde les voitures les lampadaires, arrive un bus de transport scolaire qui se gare et déverse ses enfants, fin d’une journée d’école. J’ai deux ans et demi et je crie « Z’enfants ! Je suis là ! » Tous ces copains qui viennent pour moi ! Alors je ne comprends pas qu’on me sourit, qu’on referme la porte derrière moi, qu’on m’explique que ça n’est pas le cas. J’ai pas crié assez fort ? Je suis trop petite pour qu’ils me voient, ou alors ça ne leur dit rien ? Je ne suis pas sûre que ce soit juste parce que je suis trop loin. Qu’est-ce qui prouve que je n’y suis pour rien ?
(…)

Ce texte court se compose de 14 chapitres et d’un happy-end, précédé de la préface, aux mots précis et nets, de Laurent Herrou, que je remercie encore pour cette introduction, qui questionne plus avant, qui continue dans un même élan la recherche déjà au coeur du livre.

Naître ou ne pas naître, telle serait la question. Si la question était posée, de cette manière-là. Mais Pauline Sauveur se moque des questions. Littéralement — dans le très beau chapitre 8. Elle les dépasse et se dépasse. Elle plonge, elle avance, elle se perd, elle se noie, elle trébuche, elle s’emporte, elle marche, elle se reprend, elle confie, et confiture aussi, elle ne cesse pas. D’être, de naître, de ne pas naître. De ne pas n’être ? En double négation qui perdrait le sens tout en le révélant, autrement, une fois de plus. (…)
Rencontrer Pauline Sauveur, sa voix, son écriture, c’est entendre l’écrivaine. Dans son débit, dans son flux, dans le flux et le reflux, dans le sang qui pulse et celui qui s’écoule, dans les bras qui enlacent embrassent flottent à la surface ou s’y agitent, disparaissent et repoussent, dépasser le visage sage de la petit fille et affronter la femme qui se cache derrière, rencontrer Pauline Sauveur, sa voix, son écriture, c’est comprendre peut-être, ne serait-ce qu’une fois, que l’écriture ne se lit pas seulement : elle s’entend, elle se dit, elle vous parle, elle te parle.

Laurent Herrou Villequiers, le 2 août 2018.

Et pour accompagner les 30 premières commandes, j’ai préparé un tirage de la photo de couverture, que l’éditeur se charge de joindre avec plaisir aux premiers livres.

Etiquette au dos des photographies, tapée à la machine dont il aura fallu ré-encrer le ruban, avec gant et patience et tampon encreur (méthode artisanale).

 

Et le sous-titre révélé :

le livre est disponible sur le site de l’éditeur :
éditions Jacques Flament

Collection : Marges
Parution : août
Pages : 78
Format : 130 x 200 cm
ISBN : 978-2-36336-368-8
Prix : 10 €

 

deux mains – étude

« Pieds et poings liés, cette affaire de liberté, l’action des mains libres. La main qui caresse, qui parle qui désigne et accuse, montre du doigt. Celle qui crée, celle qui manie l’outil, cette main qui est aussi notre premier outil, ou non-outil justement parce que trop polyvalent, notre couteau suisse. La langue des signes. Le toucher. Marcher sur les mains, garder son équilibre ou le retrouver même la tête en bas. La main du voleur et le prix à payer, l’horreur ensanglantée. La main en moins qui repoussera plus tard, dans les contes qui démarrent en cauchemar. L’épreuve de l’amputation, ce qui devait partir, ce qu’il faut abandonner pour avancer, grandir. Les épreuves, les étapes du voyage initiatique.
(…) »
Extrait de Presqu’îl-e
texte en cours

Bouger contraindre délier
la musculature
le genre l’humeur et l’élan
la tension unique
langage aux variations infimes
deux pour faire
et tenir
et te dire

1197 fois l’appareil déclenche
combien de bonnes images ?
la question légitime
pas plus que d’habitude
et la sélection sévère

 

  

Invitée sur The Kiosk of democracy

C’est un grand plaisir de savoir son travail regardé, interrogé,

ça l’est plus encore lorsqu’il est adopté, partagé et publié

sur une plateforme artistique aussi riche que The Kiosk of democracy, qui fourmille littéralement et quotidiennement de projets visuels créés par de multiples artistes de tous les pays !

Mes 5 séries ou vidéos publiées :

Visages parlent
« Ceux qui nous regardent (musée du Quai Branly, Paris). »

Chaise dans le paysage
« J’envoie un mail au propriétaire qui vend une vieille chaise bois et cuir sur un site. Ils sont à Étampes, lui et sa chaise. »

Chaise dans la carrière de grès
« L’attente résumée dans l’objet. La chaise. Symbolisée par. »

Le salon aux cerises
« La maison rumine, inlassable, un pot à crayon, une assiette ébréchée, la rallonge de la table, la soucoupe, un réveil sans boutons, deux torchons, un outil rouillé. »

Le petit déjeuner – the breakfast table
« Le corps, motif, objet ou fragment, est un habitant peut-être fragile, peut-être immobile. »

Et si vous voulez en prendre plein les yeux plein
il y a tout ce qu’il vous faut :

les dessins d’Alisher Kushakov : Portraits 4
le livre illustré de Natalia Savinova : The village of sweet bananas
les photographies de  Laétitia Gossart artiste public averti* qui a exposé notamment sa série Livraison lors de la lecture à Villequiers il y a peu et dont vous pouvez notamment découvrir Légèreté,
les dessins de Gold Soundz et sa série : 27 years, 50,000 beers drawings
la série Drowning blue d’Irène Cruz,
et aussi Raum und zeit de Dennis Halbeck
ou encore Monochromatic Namibia de Antti Viitala
et les singuliers dédoublés Xen de Rishi Raj

et tant d’autres !

Lecture anima

Lire
Lire anima

ce jeudi 28 juin 2018
à partir de 18h30
au château de Villequiers (18)

Là où notre collectif * Public averti, en de nombreuses occasions, a pris place (expositions, lectures, performances, installations…)

« Vous partez ou vous venez chercher quelqu’un ? demande Roland.
Avant ça, il a sorti un portable de sa poche. Il a passé un appel.
Je sais que lui ne part pas. Qu’il attend. Qu’il en a encore pour une heure au moins.
Comme moi.
Je pars, je dis.
(…) »

Laurent Herrou lira Cocktail
paru aux éditions Jacques Flament en ce mois de juin 2018

Et je lirai Anima :

« putain de renard qui avait raison
on est responsable de ceux que l’on apprivoise
cette envie reptile d’avoir tout sans renoncer à rien
mon double crocodile
cette envie simple
cet appétit-là qui est
le désir
inextricable qui court et qui bondit sous la peau
bong sang
bong bong c’est joli oui
c’est le cœur qui cogne aux dents et l’envie qui me remplit la bouche
(…) »

Ce sera également l’occasion de découvrir la belle série photographique Livraison, de Laetitia Gossart.

Renseignements par mail : contact

Au plaisir de vous rencontrer à cette occasion !