un automne*public averti – EXPO

Exposition privée

du 25 septembre 
au 18 octobre 2015
Château de Villequiers (18800)

Vernissage : le vendredi 25 septembre 2015 à partir de 18h

contact : laurent.herrou@gmail.com 
performance exposition public averti un automne
photo  Torsten Solin
Les artistes *, les œuvres…

* Cyrille Berger, « Clin d’œil »

« Avec une attention toute particulière, nous regardons les objets qui nous entourent,
qu’ils soient nôtres ou pas, et chaque regard porté sur chaque objet déclenche
systématiquement une suite de pensées, des souvenirs, des réflexions. Ces objets que
nous amassons au fil du temps et qui sont en quelque sorte témoins de notre vie ont une
vie, et nous ne les possédons plus, ils nous possèdent, comme des petits fantômes. J’ai
voulu témoigner de cette humanité en l’exagérant, en leur collant ces petits yeux de
plastique dessus avec de la gomme adhésive et en capturant un portait
anthropomorphique amusant, comme un clin d’œil. Ce sont eux qui nous regardent
maintenant, avec une attention toute particulière. »

Cyrille berger est illustrateur et graphiste dans la communication et la presse.

performance exposition public averti un automne

* Jean-Baptiste Ganne, « D.A.F de Sade, Dialogue entre un prête et un moribond »

Techniques mixtes.
Environ 10h.
(1782 / 2011 / 2015)

«Chaque château, comme vieille demeure, a dû voir passer nombres d’hommes
mourants. Sade, en 1782, écrit un texte politique superbe, le Dialogue entre un prêtre et
un moribond. C’est en langage morse visuel, dans une des chambres du château, que
nous allons réinterpréter ce dialogue. L’homme libre et libertin qui sera emporté par la
mort sera interprété par une lampe et le prêtre moraliste par une autre. Cette lecture de
dix heures, de jour ou de nuit, s’achève par la victoire rhétorique du moribond sur le
prêtre qui devient, dans les bras des femmes : “un homme corrompu par la nature, pour
n’avoir pas su expliquer ce que c’était que la nature corrompue” »

Jean-Baptiste Ganne, né en 1972 à Gardanne, vit à Nice.

performance exposition public averti un automne

* Alexandra Guillot, « Silencio »

Performance.
Destructeur de documents, papier, table.

« C’est une performance que j’ai réalisée à plusieurs reprises. Elle m’a été inspirée, à une
époque où je n’arrivais plus à écrire, par une citation de Mallarmé : “Sur le vide papier
que la blancheur défend”. Quand je suis, par hasard, tombée sur ce destructeur de
documents qui s’appelait Silencio, l’idée a pris forme. Je m’isole dans une pièce plongée
dans l’obscurité, la seule source de lumière éclairant la table où j’officie. Devenant un
être intemporel qui évolue dans une autre sphère, on me voit passer au broyeur des
feuilles blanches. Au fur et à mesure que le temps s’écoule, le tas de feuilles laminées
grossit, enfle, pour devenir une sculpture. Au départ, c’était une sculpture, c’est devenu une performance, aujourd’hui je peux dire que c’est une sculpture dont je fais partie.
Cette œuvre est emblématique pour moi du passage du littéraire au plastique. C’est un
acte d’isolement qui renvoie à la solitude de l’écrivain, à une autre nuit aussi. »

Alexandra Guillot est née en 1980 à Bayonne.
Elle est membre du collectif La Station (Nice), et fondatrice du site Le chant des matelots.

performance exposition public averti un automne

* Pauline Sauveur, « Anima / animal »

« Animal absent habitant cet endroit.
Une légère brise sur un pelage froid.
D’une confrontation silencieuse vers l’entrouverture.
Dans ses yeux de verre, dans son visage d’animal maintenu, convoqué, abritant une trace
du vivant, lieu de l’enjeu, en je, lui ou moi personnage, j’envisage ma propre question. »

Pauline Sauveur est auteure, photographe et architecte.
Son site : lecoeurcaramel.blogspot.fr

performance exposition public averti un automne

* Torsten Solin, « Broken Mirrors »

C’est le thème du miroir et de la réflexion que l’artiste explore depuis plus de dix ans.
Ces images, qui rappellent en partie les tests de Rorschach, ont été créées à partir de la
méthode surréaliste de l’« inversage », mise au point en 1977 par l’artiste tchèque Milan
Nápravník. Jacques Lacan déclare dans sa théorie du « stade du miroir » que
l’observateur n’est pas confronté, dans le miroir, au reflet de sa propre personne, mais
juste à une image, une projection de celle-ci.

Torsten Solin est né en 1972 à Jena.
Il vit et travaille à Berlin.

* Caroline Valmar, « No more barbed wire I & II »

Deux massacres de cerfs de Sologne (13 cors chacun), et barbelés.
Présentés sur une
table réalisée par José Rhit.
Céramique, cuisson basse température et enfumage.

« J’ai, au départ, commencé par des sculptures d’animaux (fauves, bisons, cerfs, toros),
par goût du mouvement et du muscle.
Puis l’évolution s’est faite en direction des primates pour leur expressivité proche de
celle de l’homme.

Et puis l’homme.
L’homme premier, originel, celui de l’Est de l’Afrique, de la vallée de l’Omo, du grand
Rift ; celui du berceau de l’humanité. »

Après une vie émaillée d’études d’histoire et d’archéologie, de nombreux voyages dans un
cadre professionnel et la réalisation d’une vie de famille, Caroline Valmar « restitue » des
impressions, des connaissances, des expériences, des flash visuels accumulés depuis 50 ans.