Lecture anima

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Lire anima

ce jeudi 28 juin 2018
à partir de 18h30
au château de Villequiers (18)

Là où notre collectif * Public averti, en de nombreuses occasions, a pris place (expositions, lectures, performances, installations…)

« Vous partez ou vous venez chercher quelqu’un ? demande Roland.
Avant ça, il a sorti un portable de sa poche. Il a passé un appel.
Je sais que lui ne part pas. Qu’il attend. Qu’il en a encore pour une heure au moins.
Comme moi.
Je pars, je dis.
(…) »

Laurent Herrou lira Cocktail
paru aux éditions Jacques Flament en ce mois de juin 2018

Et je lirai Anima :

« putain de renard qui avait raison
on est responsable de ceux que l’on apprivoise
cette envie reptile d’avoir tout sans renoncer à rien
mon double crocodile
cette envie simple
cet appétit-là qui est
le désir
inextricable qui court et qui bondit sous la peau
bong sang
bong bong c’est joli oui
c’est le cœur qui cogne aux dents et l’envie qui me remplit la bouche
(…) »

Ce sera également l’occasion de découvrir la belle série photographique Livraison, de Laetitia Gossart.

Renseignements par mail : contact

Au plaisir de vous rencontrer à cette occasion !

Entretien – NiepceBook 7

La parution en mars de la série  Presqu’îl-e dans le NiepceBook n°7, revue-livre de photographie contemporaine, fut l’occasion de réfléchir à la fois sur ce projet et sur le démarrage de ma pratique, dans un long entretien que je partage ici dans une version augmentée.

Je suis également très heureuse qu’une des photos du projet ait été choisie (par vote du public) pour faire la couverture de ce numéro.

Et pour ceux qui souhaiteraient trouver ce livre-revue, et découvrir les 1O photographes présentés, il en reste encore quelques exemplaire sur le site des éditions Corridor Eléphant.

1/ Le thème de l’appel à participation est territoire(s), égalité(s), inégalité(s), dans quel ou quels items inscririez-vous ce travail ? Pourquoi ?

Égalités et inégalités, dans un premier temps, en référence aux inégalités et aux discriminations que connaissent les personnes LGBT. Mais territoire convient également, dans une acceptation plus large. Le genre est une question qui passe aussi par la géographie. Celle de nos usages, de nos cheminements intérieurs et à l’extérieur, sous les yeux des autres, une carte personnelle qui irait avec notre propre définition du genre. C’est concrètement s’approcher du corps, ce qui est, ce qui se transforme, et plus largement se dessine la marge de manœuvre pour laquelle on se bat, ce qu’on gagne, ce qui est à conquérir. C’est quelque chose qui nous concerne tous.

2/ Qu’est-ce qui vous a poussée à faire un travail sur la Trans-identité ?

Au démarrage de ce projet, j’ai été interpelée par une question. Ça s’est joué en quelques dizaines de secondes, le temps d’entendre la question qui m’était posée et celui de répondre oui. Mais on peut convenir qu’à partir de cet instant tout m’y a poussé, une fois engagée.

3/ Pourquoi le choix de la couleur ?

Pour la peau. Pour les photos réalisées plus tardivement dans le projet, avec la recherche de la couleur. Pour répondre à l’ombre et aux noirs des contre-jours. Et parce que je photographie principalement en couleur, donc peut-être parce que je suis plus à l’aise avec la couleur ?

4/ Pourquoi avoir choisi de suggérer et non de montrer ?

C’est un choix que j’ai découvert au fur et à mesure, qui s’est confirmé et renforcé à chaque fois. C’est exactement la matérialisation de la relation que nous avons eu durant tout le temps du projet : les photos sont à hauteur de ma position et de mon regard, de la place que j’avais, que je me construisais, de ce qui était possible pour moi : accueillir le récit, en être par moment témoin, principalement assise à la table, dans la cuisine, une, deux par mois, ou toutes les semaines. J’avais posé pour seul protocole de travail : ne rien écrire lors des rencontres, parce qu’écrire et être témoin sont deux choses différentes. Et cela permettait de délimiter, à mes yeux cela appuyait le fait que ce soit une approche artistique et non documentaire.

Pour la photographie, ce n’était pas aussi clair. J’ai mis du temps avant de sortir l’appareil et de déclencher à bout portant. Jusqu’alors, j’avais pour sujet de prédilection les bâtiments, la ville, l’architecture, la lumière. Donc il m’a fallu du temps pour apprivoiser le geste, et peut-être aussi pour accepter d’être vue en train de photographier, observée, jugée (même avec une grande bienveillance) et de devenir, par une sorte de retournement de situation, celle qui est observée et jugée dans cette action puisque je me jugeais aussi dans cette action là.

5/ Votre travail est-il politique ? Pourquoi ?

Oui absolument. Mais tout est politique, chaque geste.

Ce projet est intime, doublement, par le partage de l’intimité de son parcours, et par mon approche, où j’ai l’impression de me dévoiler aussi, il me semble.

Mais c’est, exactement en même temps, un projet plus large et politique. On est quand même tous concernés par cette question, s’accomplir, devenir soi, comment, où, par quels moyens ? Comment gérer tout ça ? Le genre, le sexe, le corps, l’identité, les questions existentielles et essentielles, et toute la trivialité de la vie quotidienne, la matérialité du corps (encore heureux !) à travers les gestes et les décisions que l’on prend.

6/ Comment êtes-vous venue à la photographie ?

Mon père faisait de la photo tout le temps, il avait toujours son appareil, il m’a souvent trimballée avec lui, quand ma mère avait ses cours à la faculté, pour faire de la photo ou aller récupérer et flâner à la décharge, pour aller faire de la guitare avec les gitans du coin. Et c’est quelque chose qui me fait sourire parce que c’est presque inenvisageable maintenant cette phrase : mon père m’emmenait avec lui découvrir la décharge. Quand on a habité une année et demie en Finlande, ma mère travaillait, lui non et il nous gardait, mon petit frère et moi. Il avait installé tout son matériel de labo photo dans la cave.

Longtemps sans appareil, j’ai récolté des images qui me plaisaient dans les revues, les magazines, que je glanais partout, j’en faisais des mini livres par exemple. Ça a duré des années. Puis vers mes 19 ans, parce que je lui en ai demandé un il me semble, pour une option au programme, mon père m’a passé un appareil. Je me rappelle qu’il était étonné que ça m’intéresse. J’avais choisi une option image et photo à l’école d’architecture. Là-bas aussi il y avait un labo, accessible gratuitement, on venait avec notre papier.

Ah, mais si ! Il y a aussi mon premier instituteur, qui était passionné de photographie, qui avait construit un labo dans la classe, (j’adorais, c’était une cabane en contreplaqué) on y travaillait régulièrement le développement, les techniques, on expérimentait.

7/ Que souhaitez-vous transmettre à travers ces images ?

Je ne sais pas exactement.
Le regard (le sien, le mien, celui que vous aurez) et la lumière.
Et dire, en filigrane que devenir soi, nous concerne tous.

8/ Ce travail a t-il changé votre regard sur l’identité ou le genre, si oui dans quel sens ? 

Ce travail a précisé, confirmé, affiné une intuition de départ.

A l’adolescence, le sujet m’importait grandement, sans avoir besoin d’en discuter. Ça ne s’appuyait pas sur un doute sur mon genre, il s’agissait plutôt d’un questionnement sur ce que c’est que d’être une fille, et sur ce que sont les garçons. Et sur ce qu’une telle transformation peut représenter. Tout ce que j’ai pu lire, entendre, regarder sur le sujet a forgé l’intime conviction que le changement de genre est totalement personnel et légitime, et que personne n’a rien à redire sur ce que l’on pense et veut et cherche à être. Et les amalgames et le mépris me sont insupportables depuis toujours. Qu’on soit homo, trans, bi, intersexe, ou hétéro basic, c’est assez compliqué comme ça.

9/ Et sur la société ?

Ce projet, démarré début 2013, a grandi en même temps que mon exigence intellectuelle et politique, au sens large, et que mon engagement. Mais c’est lié à tout ce qui nous entoure, l’attentat contre Charlie Hebdo a été un point de non retour, par exemple, dans le fait d’affirmer plus haut et plus fort mon exigence et mes convictions, puisque c’est la seule chose ou presque que l’on peut faire. Le fait d’intervenir en tant qu’autrice (le nouveau mot que j’apprivoise ! Je suis passée par auteure pendant plusieurs années avant de commencer, depuis peu, à l’utiliser, ce mot qui existe depuis l’époque romaine tout de même) en milieu scolaire souvent, ou en prison, ou ailleurs. Tout y participe. L’écriture aussi, quotidiennement. Ou à travers le collectif *public averti, que nous avons fondé avec Laurent Herrou, écrivain lui aussi.

Peut-être que ce projet est ce qui y a le moins spectaculairement contribué, paradoxalement. Je n’entendais pas faire la démonstration de quoi que ce soit. Cela n’a jamais été le but. Mais clairement maintenant que je le porte, que je le montre, je revendique très fermement la liberté de s’accomplir. Je le revendique et je travaille autour de cette question qui traverse tout ce que j’écris, tout ce que je fais il me semble, parce que je me sens la première concernée, la première pour qui c’est pas si simple.

10/ Qu’est-ce qui justifie, à votre avis, le rejet de cette population ?

La peur.

Le fait que le sexe soit une question centrale dans la vie et que pour beaucoup ce soit une question visiblement problématique.

Il y a d’ailleurs une incompréhension de base sur le sujet il me semble, parce que justement on est au delà de la pure question du sexe ou de la sexualité. On touche à celle de la liberté de chaque individu et de la société que l’on veut. Soit on aspire à une société rigide, avec des catégories totalement tranchées, où la définition du genre est décrétée par des dieux, ou soi-disant par la nature. Soit on reconnaît que nous sommes des êtres façonnés de culture, que certains, effrayés justement, ne peuvent reconnaître comme évolutive.

J’ai passé mon enfance en forêt, en montagne, alors je vois un peu ce que c’est, la nature, et excusez-moi mais c’est autre chose. Un arbre, un rocher, un animal, un orage, rien ne vient répondre ni exiger quoi que ce soit. Alors encore moins que l’on ait telle sexualité, tel genre, tel comportement. Brandir la nature est hors sujet. La relation à la nature si elle est effective et personnelle à mon avis nourrit l’exact inverse : la responsabilité de chacun vis-à-vis du réel, notre place dans un ensemble, et une certaine honnêteté, ou une certaine véracité, une immédiateté qui pousse à être dans la recherche de ce qui est le plus juste pour soi.

Mais j’imagine que le rejet vient de l’idée même d’une société qui laisse plus de liberté, où chacun accède à ce qui lui est propre, bien sûr en se basant sur le réel, mais avec le droit d’en faire ce qui semble important pour soi, où il y a de la place pour cette complexe notion d’individuation, c’est-à-dire devenir un individu autonome et libre, autant que possible.

11/ Peut-on considérer votre suite photographique comme une narration ?

Oui. Même si on ne suit pas la chronologie des images, il y a le mouvement du récit, du parcours, d’un avant, pendant et après, qui de fait, est au cœur de l’histoire.

12/ Dans quelle mesure le corps ici photographié peut-il être perçu comme un objet artistique ?

Ça, c’est le beau cadeau de celui devant l’appareil. Je pense qu’on l’a construit ensemble mais cette demande était au départ la sienne : faire quelque chose d’artistique. Donc, pas du reportage, du témoignage, mais bien la recherche d’un regard. Comme il m’a dit : je voudrais une trace, un regard extérieur, puisque je vais être occupé, tourné vers l’intérieur.
C’est comme ça que j’ai commencé les photos, en regardant.

13/ Comment êtes-vous rentrée en contact avec votre modèle ? L’avez-vous choisi ou vous a-t-il choisie ?

C’est lui que m’a demandé si ça m’intéressait de suivre son changement de genre, comme ça de but en blanc, à la suite d’un projet mené avec ses étudiants sur un carnet de voyage. Et j’ai immédiatement dit oui.

14/ Avez-vous eu parfois l’impression de vous poser en « voyeur » ?

Non. Je l’ai peut-être été sans le savoir, mais pas volontairement. Parce que le cadre était simple, il y a eu une pudeur mutuelle constante. C’est d’ailleurs ce qui a fait que le projet a pu se faire, cette distance mutuelle, sa délicatesse dans sa manière de partager son histoire, et de mon côté je ne posais quasiment jamais de questions, je ne jugeais rien, c’était facile : je n’avais rien à juger. J’ai écrit à ce propos, de la pudeur de la table, cette table dans sa cuisine, à laquelle on s’installait à chaque fois, avec une tasse de thé. C’était un lieu, un espace, un cadre, renouvelé à chaque rencontre.

15/ Les deux dernières photos, qui montrent elles-mêmes des clichés, sont-elles une sorte de conclusion à l’histoire ? 

Celle de l’album pourrait être un retour sur son passé dont il m’a montré quelques bribes, c’est un album de photos de famille. Il est fermé, quelques indices dépassent, c’est suffisant.

La dernière, celles des photos d’identité pour ses nouveaux papiers, pourrait être la conclusion, parce que l’on s’était donné comme limite ce moment précis, l’obtention de ses papiers d’identité reconnaissant son genre masculin. Et ce qui est bien, ce qui me plaisait, c’est que j’avais la conviction qu’avec la fin du projet, libres du cadre, une autre étape y succèderait, celle de l’amitié. Et c’est le cas.

16/ Le tatouage, souvent présent dans vos photos, exprime-t-il pour vous une forme de langage ?

J’ai une tendresse immédiate pour les tatouages, même si je n’en ai pas. C’est une sacrée écriture quand même, je trouve ça touchant, parce qu’il faut une conviction personnelle pour le faire, c’est rarement (jamais ?) par hasard qu’on fait un tatouage, ça a toujours un sens.

17/ Le cadre dans lequel évolue votre modèle appartient au quotidien. Cela est-il significatif pour vous ? 

Le quotidien m’intéresse, les choses banales, la vraie vie, elle est là. Les grandes idées, les aspirations supérieures, l’élan incroyable, il faut que ça soit dans la même vraie vie, sinon à quoi bon ?

J’aime aussi le quotidien dans l’incroyable ou l’étrange ou hors du commun, comme mon projet sur un brise-glace par exemple. Mais à nouveau c’est la vie quotidienne que j’ai cherché à débusquer, la trace des humains qui y travaillent. Les lieux de travail m’intéressent particulièrement, parce que là aussi, c’est une forme de quotidien.

18/ Les objets du quotidien sont souvent présents dans vos photos, cette présence a-t-elle un sens particulier pour vous ? 

Ils sont là, je les accepte, ou alors, on fait une mise en scène et on joue. Mais je ne joue pas à faire du faux vrai, je ne nettoie pas la pièce avant ! Je peux virer un truc moche (une bouteille en plastique, une boite de céréales) qui serait pile devant l’objectif, mais ma première réaction sera de me déplacer et de prendre la photo d’un autre angle, ça ne me pose pas de problème. D’ailleurs je ne crois pas l’avoir fait. Je prends la présence des objets comme une contrainte enrichissante, si toute fois je m’en rends compte. Car généralement je n’analyse pas comme ça ce que je suis en train de faire, j’analyse ce que je vois. C’est peut-être un réflexe acquis avec la photographie d’architecture : on fait avec le réel, on se déplace, on court, on vise, on cherche, on retrouve quelque chose. C’est un questionnement en mouvement.

19/ Quelle est la part de la mise en scène dans votre travail ?

Quand il y a mise en scène, elle est faite pour être visible, du moins je l’espère, c’est un jeu, ce sont des tests, des intuitions qui se basent sur un souvenir d’image souvent, une idée, que j’essaye de matérialiser. L’image se construit avec cette envie et avec de ce qu’il propose en réponse : telle posture, debout sur la chaise, sur la table, les mains bleues de peinture.

20/ Question de détail : Pourquoi avez-vous choisi de photographier des oranges ? Votre but était-il symbolique ou purement esthétique ?

La première fois que l’on s’est donné rendez-vous pour préparer le projet, c’était à la pause-déjeuner, dans sa classe, il finissait une orange. Il y avait le fruit, ses mains, le couteau, le soleil qui tombait du velux. C’est la première des photos que j’ai voulu faire et que je n’ai pas prise. Il y en a eu d’autres, je les ai appelées les non-premières, celles qui seraient à faire plus tard.

Un an après, je lui ai proposé cette séance, je suis passée acheter 4 kg d’oranges au supermarché. Il y avait une très belle lumière sur la table, il avait préparé des couteaux. Il y avait une certaine urgence, la tache de soleil semblait glisser à vue d’œil vers le mur.

L’idée était de recréer la situation en l’exagérant et d’observer ce que cela donnerait. Le symbole était fort pour moi, puisque c’était la première image désirée. L’avantage c’est que les oranges peuvent être un symbole de vie, de vitalité, et que c’est esthétique. Il aurait pris un yaourt cette fois-là, je n’aurai peut-être pas eu la même idée !

21/ Question subsidiaire : comment s’articule l’écriture avec votre travail photographique ?

L’écriture est première dans mon histoire, elle me semble l’être, mais… vu les virées photo à l’âge de deux ou trois ans, je me trompe déjà.

Dans un projet, c’est chaque fois une nouveauté. Je ne sais pas à l’avance quel médium va prévaloir, ni dans quelle proportion, ni si cela va être sur plusieurs fronts ou pas. Pour celui-ci, ce fut la deuxième question, celle que je lui ai posée : texte ou photo ? Il a répondu comme tu veux, donc j’ai pensé ok, les deux, nous verrons. A la base, cela résulte toujours d’une envie (d’images, de postures, ou de phrases, de titres). L’avantage des mots, c’est qu’ils sont libres de l’image et de l’instant, à l’inverse de la photographie. Je peux écrire à propos de ce que je n’ai pas vu. Je peux pousser la logique de l’écriture, de l’idée, longtemps après.

Pour certains projets il y a une troisième dimension, la troisième justement, c’est à dire la matérialité dans l’espace, les installations. Pour que le corps entre en jeu, que le regard résulte d’un mouvement, d’un parcours, parce qu’il y a de l’espace, des objets, des choses qui racontent. C’est toujours une invitation.

Enfin, il y a la quatrième dimension, celle du temps. Le projet Presqu’îl-e a démarré en 2013 et je continue à le travailler. J’ai l’adapté sous la forme d’une pièce, pour deux personnages et demi. Et maintenant, je travaille à une version littéraire de ce double récit, ce qu’il m’en a dit et ce que j’en raconte.

Pour aller plus loin :

– Page FB du collectif *public averti (l’astérisque fait partie du nom)
et l’historique du collectif

– Sujet de recherche, d’une résidence numérique avec la revue Square Magazine, portfolio dans le n°602 – 2015

carnet de la résidence, en ligne

Deviens ce que tu es
Editions Jacques Flament, coll. Images&Mots — 2017

– Exposition en noir et blanc, régulièrement présentée (depuis 2014) accompagnée de lectures du texte Presqu’îl-e en cours d’écriture.

Presqu’îl-e, la pièce
En cours de lecture dans plusieurs comités de lectures théâtre.

Deviens ce que tu es – Expo lecture à Paris

Trans
Traversée
Transfuge — refuge. Trans-planté dans un autre territoire.
Avec le chemin à faire, sur ses propres jambes, pour développer ses propres racines.

L’inventaire du rien.
Là tu viens et rien de fait. Pas encore d’effets visibles, à peine les muscles au niveau des biceps. C’est une pose souvent reprise, lever les bras et faire saillir les muscles, en signe de victoire, de force et de puissance. Pas encore d’effet, et pourtant. Dès la première injection la libido explose, éclate, et envahit tout.

Le projet Presqu’îl-e 
existe
dans un premier livre intitulé Deviens ce que tu es
paru chez Jacques Flament éditions
dans sa belle collection Images&Mots

Il existe aussi sous la forme d’une exposition
actuellement visible (et jusqu’au 30 nov.)
au Café librairie de Sancerre (18)

 

qui donc sera accueillie à la Librairie Violette and Co
au 102 rue de Charonne, Paris 11ème,
et qui sera présente jusqu’au 7 janvier 2018.

Je lirai des extraits du livre ainsi que des pages inédites sur le même sujet.

Et pour fêter dignement le vernissage et la lecture
il y aura à n’en point douter
des cacahuètes !
C’est dire !

Au plaisir de vous y rencontrer : )

 

Récapitulatif des infos :

>> Café Librairie de Sancerre :
4 rue des trois pilliers, 18300 Sancerre
renseignements au 02 48 54 34 80
C’est ouvert le mercredi de 15h à 19h,
du jeudi au samedi de 10h à 12h et 15h à 19h,
et le dimanche de 11h à 12h30 et 15h30 à 18h30.

>> Librairie Violette and Co :
102 rue de Charonne, 75011 Paris
renseignements au 01 43 72 16 07
Ouverte du mardi au samedi de 11h à 20h30
et le dimanche de 14h à 19h.

Presqu’île.
Celle que l’on atteint en barque parce que la route n’existe pas. Elle est difficile d’accès et on est chaque fois heureux de l’atteindre. Elle est a ce dosage d’une entité autonome mais reliée. Une route pourrait être tracée, qui y sera dans des années, après. Mais là, elle ne l’est pas.

C’est une presqu’île sauvage, qui ne me fait pas peur, parce que ce presque change la donne. Un jour à pied s’il le faut, la traversée peut se faire, la possibilité est là, l’éventualité du fil, invisible, l’idée. Presqu’île, c’est un lieu, une catégorie d’espace. C’est une idée ronde qui se balade, s’attache, s’emporte et se relie.

Et c’est l’île parfois réelle et complète, quand vient la marée.

ce qui reste_mitä jää

Sur la très belle page réalisée par Christophe Linage
sur le site de Conspiration qui accueille *Public averti

l’exposition Ce qui reste_mitä jää
qui correspond à l’automne trois pour cette année 2017

6 artistes : Michel Barrière, Alexandra Guillot, Christine Guinard, Vincent Labaye, Nicolas Landemard, Camille Rocailleux et moi-même.

6 oeuvres en ligne : vidéos, morceau de musique, photographies, enregistrements, textes.

Et la présentation par Laurent Herrou, de cette exposition qui fait suite à la pièce de l’hiver précédent, ma grand-mère est morte, également visible sur le site de Conspiration.

Une image pour chacun,
un extrait un fragment
de ce qui est :

alexandra guillot
christine guimard – nicolas landemard
camille rocailleux
michel barrière
vincent labaye
pauline sauveur

 

 

Deviens ce que tu es – expo lecture à Sancerre

 

C’est avec plaisir que je prépare
la prochaine exposition des photos
tirées du livre Deviens ce que tu es
le livre est publié aux éditions Jacques Flament
dans sa collection Images&Mots

L’exposition aura lieu du
27 octobre au 29 novembre
au Café librairie de Sancerre.

Vernissage et lecture musicale

samedi 27 octobre à 18h30

Je serai accompagnée à l’accordéon par Roby Rousselot !

Le café librairie se trouve
au 4 rue des trois pilliers,
à Sancerre (18300)

Renseignements au 02 48 54 34 80

C’est ouvert le mercredi de 15h à 19h,
du jeudi au samedi de 10h à 12h et 15h à 19h,
et le dimanche de 11h à 12h30 et 15h30 à 18h30.

Bienvenus !!!

Le petit déjeuner – photo

« On s’y retrouvait le matin, les invités y descendaient en tenue de nuit, certains se douchaient avant le petit-déjeuner mais en règle générale, c’était une pièce de robes de chambre, d’odeur de café et de cheveux emmêlés. Certains parlaient trop déjà, certains se taisaient, tout à leurs rêves, encore emprunts de sommeil.
C’était — et c’est resté — une pièce où l’on se livre. »
Laurent Herrou

le Petit déjeuner
seconde série photo, exposée, accueillie chez Corridor Elephant, éditeur et magazine d’art, accompagnée du beau texte de Laurent Herrou.

L’endroit comme un vêtement, le lieu autour qui habille le corps, la douceur des murs et des lumières.

Belle visite !

images en ligne

ravie d’exposer en ligne
deux séries photo
tout ce mois d’octobre
les chaises les chaises et l’espace autour
le dehors qui entoure
les chaises qui sont
comme chacun sait
des fenêtres comme les autres

et la seconde série
qui sera bientôt en ligne (suspense !)

sur le site de Corridor Elephant, éditeur photo
qui vous invite à lire en ligne
à regarder sur papier

et qui vous invite même chez eux dans leur nouvelle maison, en escale à Barcelone, qui est autant un lieu de détente (pour vous si vous voulez louer une chambre !) qu’un lieu de travail (pour vous et pour les éditions).

J’y suis en belle compagnie : vous pourrez voir également le travail d’ Alexandra Breznay, Sebastien Pageot, Francesca Magnani, Sarah Lowie, Theo Figueroa, Jean-François Lepage, Luigi Francescon, Mark Tellok, Olivier Coulange, Christophe Vandon et de Gerard Teillay.

Bonne visite !

 

 

conspiration et *public averti, automne 3

Conspiration éditeur iconoclaste et *public averti, (collectif que nous avons fondé avec Laurent Herrou, écrivain) présentent bientôt automne 3.

Pour un avant goût :

« Que restera-t-il de votre art ? Qu’espéreriez-vous qu’il en restera ? »
Chaque semaine, la réponse-vidéo de l’un des artistes (Michel Barrière, Alexandra Guillot, Christine Guinard, Vincent Labaye, Nicolas Landemard, Camille Rocailleux et moi-même) de l’Automne Trois, publiée dans le désordre alphabétique :

A voir également sur la page de Conspiration sur Vimeo


1 –Christine Guinard & Nicolas Landemard


2 – Automne 3 / Alexandra Guillot


3 –  Pauline Sauveur


4 –  Michel Barrière


5 –  Camille Rocailleux


6 –  Vincent Labaye

Bons visionnage : )

rencontre lecture atelier livre d’artiste

C’est bientôt !
C’est même tout bientôt et je m’en réjouis.
C’est mercredi jeudi et vendredi prochains.

Les 30 et 31 août et le 1er septembre 2017
de 10h00 à 12h00.

rencontre-lecture-atelier-écriture-livre-d’artiste
à la médiathèque de Fourchambault (58)
dans le cadre de « Patrimoines Ecrits en Bourgognes Franche-Comté »

Je partage l’invitation de la médiathèque :

« La médiathèque vous propose de participer à des « rencontres lectures-ateliers » sur trois jours, du 30 août au 1er septembre 2017, de 10h00 à 12h00.
Celles-ci seront animées par l’auteure photographe architecte : Pauline Sauveur et permettront à chacun de créer son propre livre d’artiste (n’hésitez pas à apporter des photos ou des images à mettre à l’intérieur).
Ateliers gratuits pour enfants à partir de 8 ans, adolescents et adultes.

La jauge étant limitée à 10 personnes maximum, nous vous invitons à réserver vos places en vous inscrivant, dès que possible, à la médiathèque de Fourchambault au 03 86 60 87 89.

Au plaisir de vous accueillir. »

La médiathèque se trouve Avenue Jean Jaurès
à Fourchambault (58600)

Attention !
Pour ceux qui devraient traverser la Loire : le pont de Fourchambault, justement, est fermé, il faut passer par le Guetin ou par la Charité-sur-Loire…

Sur place, vous pourrez voir une riche présentation de livres d’artistes, livres pop up et autres et de livres objets.

Dont les miens :
Désir nu et 3 nouvelles (de) maison / éditions Poïein
Le salon aux cerises et On attend / éditions les mille univers,
en version livre d’artiste, brodés et complétés de textes et de photos,
Chez elle / éditions Littérature Mineure
et les livres uniques :
Lumières, Pierres habitées, Journal de printemps livre-paysage

L’exposition dure jusqu’au 17 septembre !

Et merci à Aurélie Laroche pour la mise en place et les photos de mes livres d’artiste en présentation à la médiathèque : )

Friches et fragments – expo photo reportée

Le Pac des Ouches, le lieu de l’expo, n’est pas en friche mais bien en chantier et les joies de la réhabilitation, quand on se situe sous (oui exactement dessous) le petit Théâtre de Nevers, qui lui aussi est en chantier, font que les travaux de plâtrerie, plomberie et d’électricité se prolongent…

L’exposition est donc reportée à une date ultérieure !

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Du 7 au 28 juin 2017, “friches et fragments”
exposition organisée par le CAUE 58

Friche industrielle, urbaine ou rurale.
C’est le thème transversal de cette exposition, dont la première partie correspond à un regard personnel sur des espaces en attente, à l’abandon ou en devenir (usine Lambiotte de Prémery, caserne Pittié de Nevers, locaux industriels de Garchizy…)

Une seconde partie présente différentes actions de sensibilisation à l’architecture menées avec le CAUE de la Nièvre, sur l’idée de la friche et ce qui en découle : requalification, transformation, évolution du bâti (avec des scolaires, primaire collège ou BTS, des habitants…).

Ce travail découle d’une résidence de création menée avec le CAUE58, qui a également donné lieu à un blog dédié : Friches et mutations.

Exposition ouverte
du 7 au 28 juin
au Pac des Ouches à Nevers
ouverture du mardi au samedi 10-12h et 14-19h
03 86 61 42 67

Vernissage le mardi 6 juin à 18h00
Entrée gratuite

Plus d’informations et inscription
CAUE 58 : 03 86 71 66 90

Et en exclusivité mondiale
les affiches qui ont été faites
mais qui n’ont pas été retenues  : )

La maison digère – expo photo

« (…)
La maison ferme les yeux.
C’était chez lui, il y a peu, il y a cinq ou six ans, une petite éternité. Il a laissé des objets, la frange de la masse immense des affaires matérielles, qu’on trimbale et qui s’accordent à nos gestes essentiels. Manger, dormir, aimer, grandir, vieillir et vivre chaque jour. Machine à l’arrêt, elle les laisse fondre sous la langue et mâchouille rêveusement. Objets usés, ils s’amenuisent, se perdent et s’inutilisent. Oblitéré, superflus, sans valeur pour même se voir embarqués aux portes du dernier déménagement.

La maison rumine, inlassable, un pot à crayon, une assiette ébréchée, la rallonge de la table, la soucoupe, un réveil sans boutons, deux torchons, un outil rouillé. 
(…) »

La maison digère, les yeux clos derrière ses volets

Lignières restaurant l'Hirondelle auteure sauveur pauline la maison expo lecture

 

samedi 25 mars 2017
vernissage lecture et dégustation offerte
de 18h à 19h00
Je suis ravie d’être accueillie
au restaurant l’Hirondelle
34 Grande Rue, 18160 LIGNIERES
renseignements tel : 02 48 60 09 21
L’exposition s’installe jusqu’au 25 avril !
Les affiches non retenues
(mais les photos font partie de l’exposition !)
Lignières restaurant l'Hirondelle auteure sauveur pauline la maison expo lecture

 

Lignières restaurant l'Hirondelle auteure sauveur pauline la maison expo lecture

 

Lignières restaurant l'Hirondelle auteure sauveur pauline la maison expo lecture
Au plaisir de vous croiser à cette occasion 🙂

expo et lecture à Gien – changement de date : 10 février

Arpenter. C’est peut-être le verbe le plus important.
Découvrir pourrait être le second, verbe.
S’asseoir, regarder, rencontrer, photographier.
Partager. Savourer. Inviter. Lire.
Lire et écrire. Manger et dormir aussi. Dormir ici.
Une résidence d’auteure, c’est un projet curieux. C’est une suite d’actions, mêlées à toutes celles qui s’imposent, qui découlent du programme qui a été mis en place avec les structures partenaires, ici le Parc Naturel du Gâtinais Français et la bibliothèque départementale de l’Essonne.
Je suis venue pendant un an régulièrement habiter en Sud Essonne, cette région que je ne connaissais pas. Pour rencontrer les publics : élèves, collégiens, ados, adultes, participants… Des gens.
Pour travailler. Parce qu’il s’agit de ça, une résidence c’est l’occasion d’un autre travail, privilégié, avec du temps, des interlocuteurs, du calme ou pas, des surprises. Un cadre. 
Alors j’ai travaillé, j’ai écrit, et j’ai écrit à propos de ce travail, ces étapes, dans un journal de la résidence, j’ai photographié aussi, le paysage, le territoire inconnu, les carrières, les carriers, et ma chaise.
 
 
auteure sauveur pauline résidence carrières de grès Essonne lecture exposition médiathèque Gien
Exposition du 18 janvier au 11 février 2017
journal de résidence et mémoire des carriers
dans les coursives de la médiathèque de Gien
Lecture rencontre et finissage de l’expo 
le 10 février 2017
Vernissage à partir de 19h30 et lecture à 20h30
Médiathèque Espace Culturel
8 rue Georges Clémenceau – 45500 Gien
Entrée gratuite – Réservation conseillée 02 38 05 19 51
Bienvenus !

Détissages – Bruissements intimes à Saint Thélo

samedi 20 et dimanche 21 août
Invitée d’honneur du 6ème festival,
sur le thème « Zéro euro »

à la Maison Kawabata
par Tadeshi Kawamata
à Saint-Thélo (22)

auteure sauveur pauline la Charité sur Loire Bruissement intimes expo installation

Tout à commencé en 2012-2013 : l’installation a pris corps à l’occasion du projet mené dans le Cher, sur le thème « Habiter / Habité, en visite à l’immeuble Garban » à Nérondes (18).

Des éléments ont ensuite été accueillis au musée de la chemiserie à Argenton-sur-Creuse (36).
Enfin, en 2015 il y a eu cet autre lieu magnifique que sont les Silos, maison du livre et de l’affiche, dans la cadre de la résidence d’auteure à Chaumont (52). Puis, l’installation s’est enrichie par le dialogue photo mené avec Aurélie Laroche, photographe, à Nevers, dans le cadre du mois de la Photo.
Chaque fois l’installation s’est développée, transformée… Et maintenant, c’est avec un grand plaisir que je vais découvrir et investir, en Bretagne, la maison réalisée par l’artiste Tadashi Kawamata, (projet collaboratif qu’il a réalisé entre 2003 et 2006 avec l’association Mémoire en demeure).
Mémoire en mémoire Saint Thélo projet collaboratif projet artiste Tadashi Kawamata Détissages
Mémoire en mémoire Saint Thélo projet collaboratif projet artiste Tadashi Kawamata Détissages
Mémoire en mémoire Saint Thélo projet collaboratif projet artiste Tadashi Kawamata Détissages
photos extraites de la série présentée sur Eternal network

Présente les deux jours, ce sera l’occasion de discuter, de faire plusieurs lectures et de découvrir les autres artistes reçues en résidence cette année : Sibylle Besançon et ses tissages en direct, Erika Bourdel et ses idéogrammes de papier, et Veronika Moos avec son projet participatif « La route du lin », ainsi que les oeuvres des 26 « artistes de loin ».

Saint-Thélo se trouve en centre Bretagne,
à 12km de Loudéac,
à 15km de Mûr de Bretagne,
à 40km de Saint-Brieuc
et à 100 km de Rennes.

Lire le catalogue de l’exposition Détissage.

Au plaisir de vous y rencontrer !

Nouvelles maisons et préparations – Chaumont #8

La restitution d’une presque année de résidence se prépare aux Silos, maison du livre et de l’affiche, de Chaumont.

Exposition multiple :
Des portraits en quartier, fait avec les habitants de la Rochotte

Des Photos des installations réalisées par les écoliers de Bricon, dans leur classe et dans le beau jardin Agathe Roullot, intérieures et extérieures, Permutations Poétiques.

Le son, la voix, des étudiants du Lycée Charles de Gaulle, sur leurs textes.
Et la mise en forme d’une publication-création en riso(graphie).

Projet qui a pu débuter grâce aux efficaces conseils, en quelques minutes (décisives) de Benjamin Cheminat, graphiste de l’agence Des monstres sous mon lit, et à ceux de l’association Chaumont Design Graphique, avec qui se feront les tirages.

La riso est une machine entre le copieur et l’imprimante, qui fonctionne sur le principe de couleurs qui se superposent (une seule couleur peut avoir plusieurs niveaux de concentration). Le résultat est intéressant car imparfait, les couches étant légèrement décalées.

Ici tests bicolores : Noir et Or, faits sur mon imprimante qui elle, ne décale rien. Le rendu riso sera un peu moins net, moins uniforme et plus intéressant.

Affaire à suivre !

nouvelles texte photo sauveur pauline résidence d'auteure Chaumont impression riso

 

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Ville et littérature – Chaumont #3

C’était le thème de ce 13ème salon du livre de Chaumont

Ce fut riche et intense

avant
avec l’installation de l’exposition « Bruissements intimes »
et l’installation de l’autre expo « Presqu’îl-e »

et pendant
avec la participation au Salon
les lectures sous le chapiteau
les lectures dans les univers douillets
(celui pour les contes avec des coussins moelleux)
les dédicaces
les rencontres avec les écoles
les rencontres avec les auteurs
les rencontres avec les gens, curieux, contents d’être là, à cette fête du livre.

Merci à chacun
pour ces moments-là
joyeux
denses
importants.

Presqu’îl-e – extrait de la version littéraire et de la version théâtrale du texte
Suspendus dans l’univers double hauteur
Presqu’îl-e – les photos
Désir nu – nouvelle sur tissu
L’entrée des univers doubles – Bruissements intimes
(c’est le nom donné aux petites salles imaginées dans les silos à grain)
Photos en boites
 les objets complices
 L’objet, la preuve et le texte (sur le bloc)
 L’attend – carnet participatif
 L’attend
 Accrochages en cours
 Mise sous cadres
En attente des auteurs
et des livres 🙂

Expo – Bruissements intimes 02 – à Nevers

A l’occasion du mois de la photo
j’installe à nouveau Bruissements intimes
textes, objets, textile, photo.

Avec le plaisir d’un vrai dialogue photo avec Aurélie Laroche.

Les images se répondent, se complètent, se mêlent , pour prolonger l’histoire.

sauveur pauline laroche aurélie mois de la photo expo nevers Bruissements intimes
Bruissements intimes – Pauline Sauveur

sauveur pauline laroche aurélie mois de la photo expo nevers Bruissements intimes
Bruissements intimes – Aurélie Laroche

Vernissage demain !
à partir de 15h30
au 3 rue Sabotier – 58000 Nevers
L’expo sera en place jusqu’au 1er novembre
Nous seront présentes, l’une et / ou l’autre les samedis
mais également régulièrement au fil des jours d’ouverture
les mercredis, vendredi, samedi et dimanche de 15h à 18h.

sauveur pauline laroche aurélie mois de la photo expo nevers Bruissements intimes

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Au plaisir de vous y accueillir !

Expo – Bruissements intimes 02 – à Nevers

A l’occasion du mois de la photo
j’installe à nouveau Bruissements intimes
textes, objets, textile, photo.

Avec le plaisir d’un vrai dialogue photo avec Aurélie Laroche.

Les images se répondent, se complètent, se mêlent , pour prolonger l’histoire.

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Bruissements intimes – Pauline Sauveur

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Bruissements intimes – Aurélie Laroche
Vernissage demain !
à partir de 15h30
au 3 rue Sabotier – 58000 Nevers
L’expo sera en place jusqu’au 1er novembre
Nous seront présentes, l’une et / ou l’autre les samedis
mais également régulièrement au fil des jours d’ouverture
les mercredis, vendredi, samedi et dimanche de 15h à 18h.

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Au plaisir de vous y accueillir !

Un automne*public averti – l’expo

Des photos de la belle expo !

L’expo privée est visible jusqu’au 18 octobre.
Renseignements sur la page Facebook de public averti*

La performance d’Alexandra Guillot

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Les sculptures de Caroline Valmar dans le petit salon

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L’installation lumineuse de Jean-Baptiste Ganne dans l’une des chambres

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Les photos de Cyrille Berger à l’étage des greniers

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Les photos de Torsten Solin dans le couloir proche de l’entrée

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Et les miennes dans une autre chambre : « Anima / Animal »

un automne*public averti – EXPO

Exposition privée

du 25 septembre 
au 18 octobre 2015
Château de Villequiers (18800)

Vernissage : le vendredi 25 septembre 2015 à partir de 18h

contact : laurent.herrou@gmail.com 
performance exposition public averti un automne
photo  Torsten Solin
Les artistes *, les œuvres…

* Cyrille Berger, « Clin d’œil »

« Avec une attention toute particulière, nous regardons les objets qui nous entourent,
qu’ils soient nôtres ou pas, et chaque regard porté sur chaque objet déclenche
systématiquement une suite de pensées, des souvenirs, des réflexions. Ces objets que
nous amassons au fil du temps et qui sont en quelque sorte témoins de notre vie ont une
vie, et nous ne les possédons plus, ils nous possèdent, comme des petits fantômes. J’ai
voulu témoigner de cette humanité en l’exagérant, en leur collant ces petits yeux de
plastique dessus avec de la gomme adhésive et en capturant un portait
anthropomorphique amusant, comme un clin d’œil. Ce sont eux qui nous regardent
maintenant, avec une attention toute particulière. »

Cyrille berger est illustrateur et graphiste dans la communication et la presse.

performance exposition public averti un automne

* Jean-Baptiste Ganne, « D.A.F de Sade, Dialogue entre un prête et un moribond »

Techniques mixtes.
Environ 10h.
(1782 / 2011 / 2015)

«Chaque château, comme vieille demeure, a dû voir passer nombres d’hommes
mourants. Sade, en 1782, écrit un texte politique superbe, le Dialogue entre un prêtre et
un moribond. C’est en langage morse visuel, dans une des chambres du château, que
nous allons réinterpréter ce dialogue. L’homme libre et libertin qui sera emporté par la
mort sera interprété par une lampe et le prêtre moraliste par une autre. Cette lecture de
dix heures, de jour ou de nuit, s’achève par la victoire rhétorique du moribond sur le
prêtre qui devient, dans les bras des femmes : “un homme corrompu par la nature, pour
n’avoir pas su expliquer ce que c’était que la nature corrompue” »

Jean-Baptiste Ganne, né en 1972 à Gardanne, vit à Nice.

performance exposition public averti un automne

* Alexandra Guillot, « Silencio »

Performance.
Destructeur de documents, papier, table.

« C’est une performance que j’ai réalisée à plusieurs reprises. Elle m’a été inspirée, à une
époque où je n’arrivais plus à écrire, par une citation de Mallarmé : “Sur le vide papier
que la blancheur défend”. Quand je suis, par hasard, tombée sur ce destructeur de
documents qui s’appelait Silencio, l’idée a pris forme. Je m’isole dans une pièce plongée
dans l’obscurité, la seule source de lumière éclairant la table où j’officie. Devenant un
être intemporel qui évolue dans une autre sphère, on me voit passer au broyeur des
feuilles blanches. Au fur et à mesure que le temps s’écoule, le tas de feuilles laminées
grossit, enfle, pour devenir une sculpture. Au départ, c’était une sculpture, c’est devenu une performance, aujourd’hui je peux dire que c’est une sculpture dont je fais partie.
Cette œuvre est emblématique pour moi du passage du littéraire au plastique. C’est un
acte d’isolement qui renvoie à la solitude de l’écrivain, à une autre nuit aussi. »

Alexandra Guillot est née en 1980 à Bayonne.
Elle est membre du collectif La Station (Nice), et fondatrice du site Le chant des matelots.

performance exposition public averti un automne

* Pauline Sauveur, « Anima / animal »

« Animal absent habitant cet endroit.
Une légère brise sur un pelage froid.
D’une confrontation silencieuse vers l’entrouverture.
Dans ses yeux de verre, dans son visage d’animal maintenu, convoqué, abritant une trace
du vivant, lieu de l’enjeu, en je, lui ou moi personnage, j’envisage ma propre question. »

Pauline Sauveur est auteure, photographe et architecte.
Son site : lecoeurcaramel.blogspot.fr

performance exposition public averti un automne

* Torsten Solin, « Broken Mirrors »

C’est le thème du miroir et de la réflexion que l’artiste explore depuis plus de dix ans.
Ces images, qui rappellent en partie les tests de Rorschach, ont été créées à partir de la
méthode surréaliste de l’« inversage », mise au point en 1977 par l’artiste tchèque Milan
Nápravník. Jacques Lacan déclare dans sa théorie du « stade du miroir » que
l’observateur n’est pas confronté, dans le miroir, au reflet de sa propre personne, mais
juste à une image, une projection de celle-ci.

Torsten Solin est né en 1972 à Jena.
Il vit et travaille à Berlin.

* Caroline Valmar, « No more barbed wire I & II »

Deux massacres de cerfs de Sologne (13 cors chacun), et barbelés.
Présentés sur une
table réalisée par José Rhit.
Céramique, cuisson basse température et enfumage.

« J’ai, au départ, commencé par des sculptures d’animaux (fauves, bisons, cerfs, toros),
par goût du mouvement et du muscle.
Puis l’évolution s’est faite en direction des primates pour leur expressivité proche de
celle de l’homme.

Et puis l’homme.
L’homme premier, originel, celui de l’Est de l’Afrique, de la vallée de l’Omo, du grand
Rift ; celui du berceau de l’humanité. »

Après une vie émaillée d’études d’histoire et d’archéologie, de nombreux voyages dans un
cadre professionnel et la réalisation d’une vie de famille, Caroline Valmar « restitue » des
impressions, des connaissances, des expériences, des flash visuels accumulés depuis 50 ans.