Lire, en prĂ©ambule, Des arbres sont des marcheurs lents (texte Ă©crit il y a quelques temps pour l’exposition de photographies et dessins de François Dejardin) et se mettre en route.
Marcher dans la forĂȘt et en apprendre plus sur les arbres, lors de pour cette rencontre-lecture-atelier en binĂŽme avec Didier de Loiret Nature. S’installer dans le sentier, regarder mieux autour, chercher, scruter et trouver les Ă©lĂ©ments qui constituent l’arbre, et se rĂ©unir autour d’une table faite d’un torchon Ă©talĂ© par terre.

Jouer avec les bonbons mots, les mots cailloux et les micro-mini mots colorĂ©s dâune seule syllabe.
Ce plaisir de voir que les mots matĂ©rialisĂ©s sont des petites invitations qui fonctionnent, Ă chaque fois. Des invitations et des choses humbles et lĂ©gĂšres mais puissamment efficaces. La matĂ©rialitĂ© de lâĂ©criture pour partager une idĂ©e du plaisir de jouer avec les mots, ceux de tous les jours, ceux qui sont dans nos bouches et nos poches, sans avoir besoin dâaller plus loin. MatĂ©rialiser les mots et sâappuyer sur la force passive des choses (ces trucs qui, de fait, sont lĂ : un mot sur deux millimĂštres de papier colorĂ©, sur un caillou, sur un fragment de carton plume).

Dessiner quelque chose de la forĂȘt, un dĂ©tail, un truc, un morceau, sur une trĂšs petite carte, puisque le lieu du dessin compte aussi (comme le lieu oĂč se trouve la personne dessinatrice). Puis proposer : de lâautre cĂŽtĂ© de la carte Ă©crire les bruits, les sons, les chants dâoiseaux qui nous entourent. Et la polyphonie surprise qui dĂ©coule de leur lecture simultanĂ©e Ă Ă©couter :
Merci pour ce moment !!
Les deux rencontres ont Ă©tĂ© organisĂ©es dans le cadre de la rĂ©sidence avec Ce qui nous lie, en plein cĆur de la forĂȘt d’OrlĂ©ans, sur les lieux de ParenthĂšse.
