Corps en échos exposition

accrocher, installer, prendre possessions des lieux, et adapter, improviser, pour finalement trouver un équilibre, entre le sens, les contraintes du lieu et de l’accrochage, entre les différents travaux présentés, leur multiplicité, et nouer le dialogue, sur les murs.

Puis lancer l’invitation !

L’ exposition est visible jusqu’au 5 mai !

Hôtel Lallemant
5 rue L’Hôtel Lallemant
18000 BOURGES

Ouvert du mardi au samedi 10-12h et 14-18h
Ouvert le dimanche de 14-18h
Fermé le lundi.

« Comme Vitruve ou Dürer, c’est à un dialogue entre l’architecture et le corps que nous convient les étudiants de la classe prépa artistique (CPES-CAAP) du lycée Alain-Fournier, au sein même de l’Hôtel Lallemant, premier hôtel particulier de la Renaissance française. Le parcours pluridisciplinaire mis en scène par les étudiants traverse l’Hôtel Lallemant en mettant en exergue le corps confronté au lieu sous forme d’installations, d’expositions, de textes. La restitution publique est le résultat de plusieurs mois de rencontres avec Pauline Sauveur, autrice, architecte et photographe, d’ateliers, d’expérimentations de l’espace par le corps, de travaux d’écriture, de photographies… »
Extrait de la présentation sur Berry Province

Silhouettes

Corps et espace
sur les traces d’un atelier avec deux classes de collégiens.

C’était après exploration du bâtiment
après leurs photographies de détails
leur travail sur de minuscules tirages sur papier calque au format diapositive
Après avoir apprivoisé j’espère, le regard, les lieux, la lumière.

Arriver dans le couloir, par deux ou trois, en chuchotant (en essayant) parce qu’il y a des cours à côté.
Poser et prendre la photographie.

Les images seront tirées sur papier
exposées en une longue ligne
traversant les couloirs et rejoignant les salles

Elles y sont encore : )

Projet mené dans le cadre des actions de sensibilisation à l’architecture du CAUE 58​

Corps en échos – rencontres

Lire. Lire parce que c’est ça, inviter une autrice. C’est des mots des textes et l’envie de les partager. C’est l’occasion de dire, comme chaque fois en préambule, installez-vous bien, confortablement, oui, même la tête sur les bras si vous voulez, on pose tout et je vous lis quelque chose. Un extrait de mon journal de résidence, un extrait de Un monde_Tir à vue, et d’autres encore.

Pour la suite, il y a chaque fois deux sacs remplis des livres que j’aime, souvent de photographes, d’artistes, qui parlent (oui les livres parlent, au moins autant, et mieux que moi bavarde) de démarche, de projets fous, de recherches, aussi d’architecture ou de dinosaures. Des livres avec de l’image, qui sont souvent les premiers car la découverte est plus rapide et le temps toujours compté.

Puis, pour la seconde rencontre dédiée à l’écriture, des livres presque exclusivement littéraires. Dont j’aurais voulu, aimé, lire un extrait de chaque, pour le plaisir des mots en bouche, pour la jubilation, la surprise, pour tout ce qu’ils ouvrent de portes et de questions, mais définitivement, le temps est compté.

écrire
avec la contrainte de début de phrases imposés
ici
là-bas
sur le mur
et puis
dans la pièce
dans l’idée
malheureusement
soudain
heureusement
finalement
lire
(à leur tour)

Alors des livres, de la littérature et un peu d’autres choses (toujours tricher).
Et le silence gourmand comme l’heure des frites à la cantine, que l’assiette est pleine et qu’on a faim, le silence de ceux qui plongent et savourent.
Dans quelques instants les entendre murmurer oh mais c’est bien, s’exclamer, se lire une phrase, rire et partager entre eux, ceux qui n’aiment pas auront la délicatesse de ne pas le dire à haute voix, d’autres échangeront rapidement leur livre, certain.e.s notent un titre, un auteur, une autrice.

Télescopages – Fabienne Yvert – éd. Attila
Lettre ouverte au banquier séquestré dans ma cave depuis plusieurs semaines – Eric Pessan – éd. Le Réalgar
Que faire des classe moyennes – Nathalie Quintane – éd. P.O.L
Le livre d’un été – Tove Jansson – éd. Albin Michel
Construire en habitant – Patrick Bouchain et Exyzt – éd. Actes Sud
Courir – Jean Echnoz – les Éditions de minuit
Ab absurdo – Marc Dubuisson – éd Lapin
Joconde jusqu’à 100 – Hervé Le Tellier – éd. Le Castor astral
Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres – Marcel Benabou – éd. Le Seuil
Écrire – marguerite Duras – éd. Folio
La belle et la bête – Jean Cocteau – éd. du Rocher
La tristesse durera toujours – Yves Charnet – éd. La Table ronde

Projet avec le lycée Alain Fournier et la classe prépa art. ou CPES-CAAP – Classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques, dans le cadre du programme Viva Leonardo Da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire.

500 ans de Renaissance – rencontre 1

Un projet qui s’inscrit dans le temps, c’est le cas de le dire, pour travailler à partir d’un bâtiment emblématique de la Renaissance à Bourges : l’Hôtel Lallemant et à partir d’une dessin encore plus emblématique, le croquis de l’homme de Vitruve de Léonnard de Vinci, ainsi que ceux dessinés par Dürer.

Soit, le corps et l’espace et l’envie immédiate de continuer ce que j’ai pu commencer dans une série comme le Petit déjeuner, ou les Chaises.
Un corps dans l’image et dans l’espace, dans le cadre de la photographie, déterminé par l’appareil, par le geste de photographier cette relation.

Visuel pour le projet à partir d’une photographie de la série Le petit déjeuner avec Laurent Herrou et une vue de l’Hôtel Lallemant.

Dans l’escalier central, hélicoïdal,
pour la colonne vertébrale que c’est chaque fois, pour un bâtiment,
et l’ombre de l’écrivain, Laurent Herrou,
et la pesanteur inversée.
Presque un programme.

L’homme de Vitruve – Leonard de Vinci (vers 1490)
Autoportrait – Albrecht Dürer (1500)


Et cette image que j’aime,
depuis qu’il me l’a montrée,
m’expliquant qu’il l’avait réalisée la veille,
le soir, une fois les enfants couchés.
Sacred heart – Tomaz Szrama (2012

Sacred heart – Tomaz Szrama (2012)


Et commencer par la visite : )

Dans la cour (basse) de l’Hôtel Lallemant à Bourges.


Le titre et l’idée du projet :
Corps en écho – De l’Homme de Vitruve au corps intime et contemporain


Ravie d »avoir été invitée à mener ce projet, par le lycée Alain Fournier, avec la classe prépa art. Classe répondant au doux nom de CPES-CAAP – Classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques.
Et de pouvoir compter sur la complicité des musées de la ville et du service patrimoine de Bourges.
Le tout, dans le cadre du programme
Viva Leonardo Da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire.