diffusion radio / Deviens ce que tu es

C’est avec grand plaisir que j’ai répondu à l’invitation de Carole Bijou, qui anime une émission consacrée à la poésie sur Radio Canut à Lyon :
La poésie débouche (des bouches !)

Carole recevait ce 10 novembre, la poétesse Estelle Fenzy
pour une émission d’une heure sur le thème de la féminité.

Une émission pour découvrir une voix, des livres et tout un univers,
et aussi de la bonne musique pour les oreilles !

Estelle Fenzy, poétesse

une étole de peu
elle suffira bien

et le cri à genoux dans mon corps

plus bleu je crois

Estelle a lu ses textes
et Carole a partagé des extraits
d’Albane Gellé L’air libre
de Vénus Khoury Ghata Quelle est la nuit parmi les nuits

et un extrait de mon projet Presqu’îl-e
publié en partie dans Deviens ce que tu es
paru aux éditions Jacques Flament dans la collection Images&Mots.

Retrouvez l’émission sur le site de Radio Canut
ou sur le site des audioblogs sur Arté radio 

Estelle Fenzy  a publié :
Chut (le monstre dort), La Part Commune, 2015
Sans, La Porte, 2015 Rouge vive, Al Manar, 2016
Juste après, La Porte, 2016
L’entaille et la couture, Henry, 2016
Mère, La boucherie littéraire, 2017
Le papillon, Petit Flou, 2017

Deviens ce que tu es – expo lecture à Sancerre

 

C’est avec plaisir que je prépare
la prochaine exposition des photos
tirées du livre Deviens ce que tu es
le livre est publié aux éditions Jacques Flament
dans sa collection Images&Mots

L’exposition aura lieu du
27 octobre au 29 novembre
au Café librairie de Sancerre.

Vernissage et lecture musicale

samedi 27 octobre à 18h30

Je serai accompagnée à l’accordéon par Roby Rousselot !

Le café librairie se trouve
au 4 rue des trois pilliers,
à Sancerre (18300)

Renseignements au 02 48 54 34 80

C’est ouvert le mercredi de 15h à 19h,
du jeudi au samedi de 10h à 12h et 15h à 19h,
et le dimanche de 11h à 12h30 et 15h30 à 18h30.

Bienvenus !!!

Des mots dehors – retour sur un « Léz’arts ô collège »

Land-art-écrit au collège de St Germain. Un beau projet autour de l’écriture et de l’espace, de l’expérimentation de l’espace du collège, de la mise en espace de l’écriture…

Commencer par lire à chaque fois, partager une histoire. Puis multiplier les approches : déambuler, dedans, dehors, écrire, noter vite, découvrir les lieux fermés aux élèves, écrire et se coltiner les contraintes, encore et chaque fois. Lire et se lire, dire.

Découvrir comment Séverine Delbosq, de la compagnie de danse l’Essoreuse, propose de suivre les mots sur les lèvres d’un autre, de suivre les lignes invisibles et les mouvements du hall au couloir, de l’escalier à la salle, de créer un refrain de mouvements, et se prendre au jeu.

Mettre en forme les textes, tous leurs textes, et la salle informatique se transforme en ruche rédactionnelle, ce qui discutent et ceux qui saisissent sur les claviers, trois heures intenses !

Passage dans le couloir secret.
Bien au chaud à l’intérieur.
Un élève qui s’endort

La cantine est la pièce la plus belle
à 8h39 dans les escaliers
et vous vos stylos bleu sont en mutation comme moi ?
Car moi je les mâchouille.

Passage obscur du froid.
Traces de fatigue sur nos visages, des pas, à l’usure du
temps.

Je suis seul, le collège entier est tombé malade. Les
profs, les élèves, les administrateurs, tout le monde.

Un colibri mort et abandonné c’est comme une chaussette.
Ciel blanc, gris,
au bord du grillage de l’herbe
traces humaines, maisons, clôtures, nature.

Regardant le ciel, respirant un air si pur et sauvage.
Là-bas, il y a mes sept copines.
Là-bas, la chaleur du radiateur nous apaise et la vue
de la fenêtre nous rend nostalgiques.

Demain, je ferai un travail d’écriture sans savoir quoi
mettre.

Rendre les mots imperméables et malléables, accrochables, agrafables, visssables et visibles, lisibles dans tout l’espace extérieur du collège.

 

Merci à tous les élèves, pour leur curiosité et leur implication, c’était une belle conclusion de les voir courir installer leurs textes décider où, comment, faire leurs choix, mettre en oeuvre, occuper la place !
Merci à l’équipe pédagogique et administrative, et aux différents partenaires (Conseil départemental et DRAC du Cher).

Un monde_Tir à vue / Laurent Herrou_Pauline Sauveur (un an)

 

Mise en ligne le 14 juillet prochain de la lecture d’Un monde_Tir à vue (texte intégral) en mémoire des évènements du 14 juillet 2016.

Bande annonce :

Extraits :

(…) des femmes qui oseraient se placer en échantillon qui engloberaient le masculin au nom de quoi je vous le demande alors que moi inversement je l’ai tellement alors que nous nous l’avons totalement intériorisé cette représentation générique par l’autre moitié la moitié qui dicte et confirme intégré tellement intégré au point de devoir lutter je dois lutter pour ouvrir mes yeux pour regarder mathématiquement ce qui est ce qui se passe s’organise partout chaque jour (…).
Pauline Sauveur

(…) Nice est une ville carrée : un seul de ses côtés est mouvant, trompeur, un seul offre une issue, trompeuse elle aussi, dangereuse, inutile.
La mer.
On descendait sur la Promenade des Anglais, Gambetta débouchait à quelques mètres de l’hôpital Lenval par lequel le chauffeur du camion blanc emprunterait l’accès réservé aux piétons et écraserait la foule. On se posait sur les chaises bleues, un banc, parfois la rambarde usée par le temps, et on regardait la mer.(…)
Laurent Herrou

 

Laurent Herrou & Pauline Sauveur / Un monde_Tir à vue (chronique remue.net)

« Attendre dans le hall puis passer ensemble de ces portes fermées au public. Savourer sa chance. Passer dans les coulisses les pièces les bureaux. Découvrir la petite salle de répétition au plafond haut et ses tableaux en fenêtres sur le cours d’eau d’en face. Le micro ? Sur la poubelle à l’envers je propose, pour ne pas avoir à se pencher, qu’il soit à hauteur de bouches, pour qu’on puisse lire nos sept parties successives sans se soucier de l’angle de la tête avec le corps et les feuilles, pour n’avoir qu’à estimer notre proximité avec le micro, ce qui sera déjà bien assez. On sursautera aux portes qui claquent et on éclatera de rire au solo de batterie qui se jouera juste dans la salle à côté alors que normalement le mercredi rien y a personne personne je vous assure !
(…) »


Pauline Sauveur [12 juin 2017]

 

A voir, à lire, sur le site remue.net,  ce texte double, qui prend corps, prend voix, et cette fois s’enregistre.

Faire l’andouille (sur la vidéo) et attaquer le texte sérieusement l’instant d’après.

Les articles de la chronique, qui se poursuivra jusqu’au 14 juillet :

1 – LH et PS | Un monde_Tir à vue (introduction)
Deux textes mêlés dès le départ pour une lecture performance, qui se croisent et se répondent, qui abordent le politique, l’indissociable dimension politique de ce que nous sommes, dans une approche fragmentaire du quotidien, à travers ce qu’il peut y avoir de plus intime, de plus banal parfois.

2 – LH et PS | Un monde_Tir à vue (l’art n’est pas une guerre)
Un jour, un message tombe dans la boîte mail, je clique, un voisin, auteur, nouvellement installé à Bruxelles, passé par hasard devant la devanture d’éléments de langage (EDL) souhaiterait venir voir de plus près ce qui s’y trame. Nous convenons d’un rendez-vous.

3 – LH et PS | Un monde_Tir à vue (enregistrement)
Je me dis à l’écoute que nos deux voix se répondent au delà de l’intention du départ, plus fort que ce que le postulat de base postulait. Elles se répondent à la mesure de l’intuition qui présidait au collage initial. C’est audible à nouveau.

4 – LH et PS | Un monde_Tir à vue (lire en écho)
Lire à haute voix, à deux voix, au public, c’est chaque fois mettre en jeu l’espoir de l’écho, intérieur, silencieux, qui touche ceux qui écoutent. C’est ce qui parfois se forme sans se voir, et qui parfois revient.

Bonne lecture !