Festival Fotolimo

« Si les limites nous sont nécessaires s’y confronter l’est tout autant. Relier les deux cotés que sépare une frontière c’est chercher le dépassement de l’artificiel pour penser l’unité. Nous proposons dans ce cadre d’appréhender la frontière de façon à mettre à l’épreuve notre conception du monde, de sa géopolitique, et aussi de notre humanité.En ces temps difficiles les frontières sont des enjeux majeurs sur les perspectives de nos devenirs nous les voyons se renforcer en murs, en lignes nettes et en enceintes pour un repli sur soi. Or ces fermetures mortifères ne sont elles pas d’illusoires obstacles aux autres qui entrainent à refuser la différence et l’inconnu ? Car fermé sur lui-même tout organisme s’étouffe et meurt.Sans l’altérité nous dépérissons. Nous avons besoin de l’autre.Cette année nous souhaitons mettre en avant que la frontière peut aussi être un concept qui nous unit. Loin de la limite (que les mots anglais « boundary » ou « border » définissent mieux) c’est dans l’acceptation de son épaisseur que nous souhaitons l’aborder. Nous osons espérer la frontière en tant qu’interface, comme lieux producteurs des échanges qui nous nourrissent dans une vision cosmopolite et universelle. (…) « 

Extrait du texte de présentation du Festival Foto Limo 2019

par Claude Belime et Patrice Loubon
Directeurs artistiques
Lumière D’encre / Negpos
(Le texte complet est lisible sur 9 Lives magazine )

Très heureuse d’être invitée à exposer ma série Presqu’îl-e, ce qui me permettra de montrer de nombreuses images inédites !

Le festival se déroule entre Portbou et Cerbère
du 19 au 29 septembre 2019


Consultez le programme du festival !


Je serai aux côtés de :

Angeles Alonso (France, Mexique)
Camille Carbonaro (France)
Delphine et Elodie / Delphine Élodie Chevalme (France)
Anne-Sophie Costenoble (France)
Philippe Dollo (France)
Pascal Fayeton (France)
Nathalie Lescuyer (France)
Gilles Mercier (France)
Richard Petit (France)
Ning Zuohong (France, Chine)
David Del Campo (Espagne, Madrid)
Xavi Millan (Espagne, Catalogne)
Beatriz Polo Iañez (Espagne, Baléares)
Neus Solà (Espagne, Catalogne)
Laetitia Tura (France)
Carla Yovane (Chili)

Bienvenu.e.s !!!

Intervenir

Texte écrit à l’intention des architectes et des professionnels travaillant en lien avec le patrimoine, dans le cadre d’une formation à la sensibilisation du jeune public.
Formation menée en 2018 par le CAUE du Doubs, le CAUE de la Nièvre, et l’association Pixel, qui devrait se renouveler au second semestre 2019.

« Intervenir :
Agir, prendre part à une action.
Se mêler d’une action, d’une situation en cours,
en vue d’influer sur le cours des évènements (…) »
Larousse.fr

C’est être invité, être un élément étranger dans un milieu donné.
C’est l’occasion d’une rencontre dans un cadre spécifié, organisé.
C’est revendiquer une place particulière, ni enseignant, ni animateur, ni prestataire de service, qui nécessite d’être pédagogue et pédagogique, à chaque étape.
C’est venir avec son propre bagage, au service d’un projet, d’une idée, pour accompagner un groupe dans une approche de la notion d’architecture, de patrimoine, d’espace.

Et parce qu’on ne donne généralement que des conseils que l’on aurait aimé recevoir soi-même, voici quelques points que j’aurais voulu avoir en tête lorsque j’ai commencé à intervenir auprès de jeunes élèves.

Les enjeux :
Il s’agit de partager, d’apporter, de porter, soutenir, impulser : un regard, une sensibilité, une préoccupation par rapport à l’espace et au bâti, suivant un projet définit (une thématique, un lieu, une ville, un quartier, un monument, un bâtiment spécifique, etc).

Les moyens :
Notre pratique professionnelle, nos centres d’intérêt.
Et les moyens décidés en amont.

L’interlocuteur :
Privilégier une personne bien identifiée représentant la structure qui a la charge du public (centre social, accueil périscolaire, établissement scolaire).

Le cadre :
Préciser et mettre au point en partenariat avec la structure :

  • Statut de l’intervenant.
  • Nombre d’enfants, d’ateliers, d’heures d’intervention.
  • Durée globale, calendrier et date de restitution.
  • Condition de restitution (forme, enjeux, ouverture au public, invitations).
  • Conditions matérielles : rémunération, prise en charge des trajets, repas, hébergement éventuel.
  • Prise en charge du matériel, des fournitures nécessaires.
  • Précisions concernant les conditions et facilités sur place (photocopies, prêt de matériel).

À bien évaluer également :

  • Temps de préparation
  • Réunions préalables
  • Temps de recherche et documentation
  • Mise en place et création d’outils spécifiques ou adaptation d’outils existants.
  • Temps de préparation avant chaque atelier
  • Traitement des éléments suite à chaque rencontre (traitement des photographies, des éléments produits, fichiers, documents…)
  • Préparation de la restitution (complément éventuel, plan d’accrochage, cartels, notes explicatives, invitations ?)
  • Temps d’accrochage (doubler l’estimation !)

Le choix des mots :
pour moi :
Un atelier (n’est pas un cours)
Un intervenant (n’est pas un animateur)
Une restitution (n’est pas nécessairement un rendu)
Une contrainte : oblige et interdit, laissant ensuite le reste libre
Une consigne : peut amener à ce que chacun arrive au même endroit, au même résultat.

L’ouverture :
Il me semble impératif de donner à chaque fois une vraie place à ce qui arrive, ce qui n’était pas nécessairement prévu, aux réponses, aux questions, aux intuitions, aux trouvailles des enfants, des participants.

Les difficultés :
Une piste pour dépasser les difficultés éventuelles est de toujours revenir aux fondamentaux : à ce qui a été défini, à ce qui vous porte (sujet, approche) et aux élèves. Se rappeler que l’on est un intervenant avec un but, si les conditions sont ouvertement remises en cause (abandon, désintérêt, mauvais accueil) se rappeler que l’on peut stopper une action, un atelier.

La restitution :
C’est un moment privilégié, pour mettre en valeur le travail réalisé mais aussi les tâtonnements, les essais, les recherches, les brouillons. Ne jamais hésiter à exposer les brouillons ! Pensez à ouvrir plus largement la restitution : visite par les autres classes, par les parents, ouverture au public, faire faire des visites guidées par les élèves…

Le caillou dans la chaussure :
ou la vertu du corps étranger, qui est un élément spécifique, qui étonne, inspire, dérange, perturbe, nourrit.

Il s’agit de s’engager avec un groupe dans une approche de l’architecture (du patrimoine, de l’environnement, de l’urbanisme) pour s’emparer, mettre en valeur, s’amuser (s’amuser !) détourner, faire fructifier, amplifier, suivre, poursuivre ce qui ressort des ateliers, des réflexions, des connaissances, des propositions.

À garder sereinement en tête : dans la chaussure, le caillou gêne immanquablement à un moment ou un autre. On peut être confronté au fait qu’on dérange (ponctuellement) parce qu’on est invité, qu’on est étranger à la structure qui accueille, parce qu’on a des privilèges (accès aux photocopieurs, aux fournitures, à un budget transport, à une salle) parce qu’on a un soutien spécifique pour travailler en demi groupes, parce qu’il peut y avoir de la lassitude, des questions, des inquiétudes, parce que les modalités sont différentes, parce que le résultat est inconnu et pour une part imprévisible.

Rassurez-vous et rassurez autour de vous : ce sont ces mêmes caractéristiques qui en feront un projet intéressant, une rencontre marquante, une intervention réussie.

Et bons ateliers  ! »

Corps en écho – vidéo du projet

de l’homme de Vitruve au corps contemporain

Ou comment approcher le lieu, riche de son histoire, de son architecture, de toutes les traces du temps et des œuvres qu’il héberge ? Témoignage de la Renaissance à travers chaque personnage sculpté, chaque décor, chaque ornementation, qui nous regarde depuis 500 ans.

Approcher les lieux, la lumière, le silence de la pierre et la texture du bois des parquets. Inviter les élèves à s’emparer de cette idée, pour rechercher, réinterpréter, matérialiser une nouvelle image du corps, des corps et de ses postures, en dialogue avec l’espace particulier de cet Hôtel, qui l’est tout autant.

Partir de l’Homme de Vitruve et de l’icône que c’est, presque un logo, un pictogramme, une signature. Que ce soit le point de départ, l’image mentale commune, et accompagner les étudiants dans leurs recherches, à travers la photographie et l’écriture.

Et prendre place collectivement, dans le lieu du dialogue, entretenu au fil des rencontres depuis le début de l’année, et proposer, humblement, cette réponse multiple, personnelle, fictionnelle, intime et singulière.


Mars 2019

Corps en échos, ou la relation, la tension, entre corps et espace.
S’approcher des lieux, la pièce, l’escalier monumental, l’oratoire, la salle basse, le passage couvert incliné. Ces espaces de l’Hôtel Lallemant à Bourges, construit entre 1495 et 1518, durant la première Renaissance française, confrontés au corps de celle ou celui qui regarde, qui s’installe, qui questionne.

Retour en vidéo sur ce projet mené avec la classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques du Lycée Alain-Fournier, année 2018-2019.
Vidéo réalisée par l’un des étudiants : Antoine Resende.

Photographie Delphine Bordat

Lire – d’un monument l’autre

« nous sommes entrés les uns après les autres l’ouverture était mince mais suffisante et l’air sifflait tout autour il s’agissait de nous protéger du gel du froid qui pénètre les os de la neige qui tombait déjà qui tombera les jours prochains comme chaque fois comme chaque année il s’agissait simplement de ça mettre à l’abri les plus jeunes les plus faibles les plus vieux ceux qui étaient épuisés les blessés et tout le reste du groupe nous étions devant et autour et sur les flancs en bordure nous étions aux marges et à l’avancée aux arrières et sur nos gardes il fallait se relayer les premiers étaient venus en éclaireurs ils avaient réussi franchi l’ouverture avec précaution
(…) »

Extrait de mon texte « La nuit, beaucoup »

D’un monument l’autre, un site, un auteur.
Un auteur, un texte, un monument, et une lecture commune ce jeudi 13 juin à 18h00, pour partager les textes écrits pour chaque site.

Très heureuse de lire aux côtés des auteurs présents : Daniel Arsand, Nicole Caligaris, Fabienne Jacob, Christine Montalbetti, Jean-Pierre Ostende, Marc Pautrel, Jérôme Prieur.

J’ai eu le plaisir de découvrir le château d’Oiron et d’en faire le décor accueillant les personnages du texte, invitée par la MEL, maison des écrivains et de la littérature et le Centre des monuments nationaux.

A découvrir ce jeudi 13 juin à 18h
à l’Orangerie de l’Hôtel de Sully,
au 62 rue Saint Antoine, Paris 75004

Attention :
réservation nécessaire au 01 55 74 60 91
ou par mail
à n.georgepicot (at) maison-des-ecrivains.asso.fr

Au plaisir de vous y rencontrer !

Complément du 20 juin 2019 :
Quelques images de la lecture passée
!

Merci à Carine Guimbard, administratrice du Château d’Oiron pour ces photographies !


Et quelques unes de mes images du Château d’Oiron :

Revue les Impromptus

Des textes
des images
un dialogue
une Revue les impromptus
un numéro 2

ravie de faire partie de la publication
avec une photographie en dialogue
avec les mots d’ André Orphal

Revue arrivée
encre et papier par la poste
en main
lire et
découvrir de nombreuses collaborations
joyeuses
joueuses et colorées
noires et graves
gravées

Et quelques images :
Notre page avec André Orphal
la page de Lise Paco / Matt Bed
la page de Guylaine Monnier / Jean-Michel Delage
celle de Laurent Bouisset / Nicolas Guyot
et celle de Stéphanie Max / Ben Coudert

Merci, merci Olivia HB : )

Avec :
Leafar Izen, Lise Paco, Federica Nadalutti, Jane Agou, Pauline Sauveur, Anne Bernasconi, Stéphane Beauvais, Aurélie Noël Hugo Ferrero, Ez Nogood, Matt Bed, Insolo Veritas, Jean-louis Massot, Pierre Touron, André Orphal, Nicolas Liau, Christophe Esnault, Ben Coudert, Olivia Del Proposto, Laurent Bouisset, Jean Gabriel Cosculluela, Martin Laquet, Jos Roy, Radière Thierry, Michel Vautier, Clemens Coulon, Jean-Baptiste Ferrero, Nicolas Guyot, Stéphanie Max, Elodie Loustau, Elia Lesourt, Stéphanie Durdilly, Brixi Fondant, Guylaine Monnier, Gabrielle Jarzynski, Tristan Jeanne-Valès, Jean-Michel Delage

Prologue Thomas Màsp
Design et couverture Olivia HB

La revue est au prix de 8,99€
Pour se la procurer :
Revue les Impromptus tome 2,
ISBN 97823221468995

André Orphal (texte) Pauline Sauveur (photographie)
Lise Paco / Matt Bed
Guylaine Monnier / Jean-Michel Delage
Stéphanie Max / Ben Coudert
Laurent Bouisset / Nicolas Guyot

Bonne lecture !

Les arbres sont des marcheurs lents

Les arbres sont des marcheurs lents dans l’hiver aux feuilles caduques. Leurs branches secouent le vent froid et la nuit blanche de brume.

Ils savent les chemins hésitants et le bord des routes qui s’allume un instant sous les phares d’une voiture sur la nationale déserte. Ils connaissent les pas isolés de ceux qui sur le bas-côté, doucement avancent et insistent, qui explorent le trajet en train de se faire, celui qui toujours reste à faire, un jour après l’autre, un pied ou l’autre, devant.

Les arbres sont des marcheurs lourds qui dorment comme les chevaux, debout.

Puis ils avancent et relient leurs aires et leurs territoires de broussailles, à l’ombre ou sous la pluie, par delà les champs invisibles de neige, ils poursuivent les méandres et brodent les contours flous du paysage.

Une silhouette s’éloigne, dos droit sous la tempête qui redouble et martèle. Elle ignore la pluie qui s’engouffre et balaye, elle ignore la neige. Puisque chaque fois l’orage s’éloigne et finit, puisque le vent s’essouffle et caresse et termine enroulé aux brins de laine à ton cou. Ce qu’il en reste de froid t’accompagnera demain au soleil de février

Hêtre vivant – de François Dejardin

Sur la vitre de la portière, les gouttes s’écoulent aux jointures des doigts de ma main posée là, un appui avant le noir, un abri, un visage, peut-être une envie. Et l’eau froide glisse dans ma manche. Faire une pause sur le parcours, une étape, un répit, de quoi en fumer une et arrêter de penser, à nouveau s’astreindre au vide, reprendre l’élan et ne plus y penser, aller de l’avant.

Je vois le ravin au loin qui longe un bois au sommeil léger, à la sortie de la ville, il succède aux jardins clôturés des lotissements vides à la tombée du soir, les volets fermés pour la plupart. Il y avait là-bas, seule grande ouverte, la bouche noire de la porte absente de la maison en chantier sur une parcelle, au fond. Elle aura la vue belle sur le marronnier et le bout du chemin qui se perd dans un virage.

Les arbres sont des marcheurs aux ailes déployées qui annoncent l’air frais et notre essentiel besoin de respirer. Dont la trace persiste au-delà des yeux.

Les arbres sont des marcheurs endurants qui nous regardent suivre une idée peu claire. Leur bruissement ténu nous l’assure. Ils observent nos efforts fragiles et nos traces inaudibles qui s’additionnent. Ils savent combien les sentiers se travaillent, se prolongent et se croisent, ils savent comme se construisent les jours à venir. Et avec la douceur du couchant chaque fois, ils reconnaissent quand vers le Nord c’est l’été.

Pauline Sauveur
le 5 mai 2019

Merci à François Dejardin pour cette belle invitation à écrire un texte à partir de ses photographies et dessins réunis pour cette exposition à la Traces Galerie, à Liège (Belgique).

Le site de François Dejardin : http://polykrom.be/

Corps en échos – le corps contemporain

Une artiste coréenne dont on ne voit que la main, pose des oranges sur la table, l’une après l’autre et laisse le dernier emplacement vide. Elle a filmé chacun de ses gestes. Nous laissant avec l’infime déséquilibre de cet emplacement libre qui ne sera pas comblé.

Dans un autre plan, on ne voit rien, tout est blanc, on s’interroge, c’est étrange.
Il y a comme des remous sur une feuille de papier. Et lentement apparaît un curieux animal, qui doucement avance, déchirant le papier comme il peut, langue humaine qui fend le silence de la page, alors que le visage reste caché par le papier.

Un autre plan encore, elle pense dormir.
Mais le fauteuil est trop petit. Elle tente en vain de dormir sur son fauteuil. Ses tentatives sont à la fois drôles et désarmantes. Elle nous montre l’impossibilité du sommeil. Tête en arrière sur le dossier trop bas, bras et jambes qui glissent sur l’absence d’accoudoir, pieds qui ne tiennent pas sur l’assise trop petite et trop souple. Tout est inconfortable.

Ailleurs, elle installe une chaise devant un téléphone public mural. On n’entendra que des bribes de sa conversation, incompréhensibles, mêlées aux bruits de la circulation, des piétons qui traversent le champ de la caméra sans hésitation.

Je ne connais pas son nom, mais chacune de ses performances est un morceau jubilatoire de sérieux, de poésie et d’entêtement.
Peut-être que l’étrangeté et la puissance des performances viennent de ce qu’elles travaillent la question de l’inconfort du monde. Avec le corps, inévitable. Le corps, là, sur les bras, que l’on a sur les bras, qui nous oblige.
(…)

Extrait du texte que j’ai écrit pour l’exposition, en introduction à la question du corps plongé dans le lieu, dans l’espace de l’Hôtel Lallemant et de ses caractéristiques, sa matière, ses ambiances, ses histoires à réinterpréter.

Travail d’étudiant en dialogue avec une image de ma série « Le petit déjeuner »

Exposition installée jusqu’au 31 mai 2019

Et ce dialogue à travers les âges et les images, la question du visage, du regard, du corps qui raconte :

Les performances répètent, déclinent le corps absolument, résolument là. La présence. Elles impliquent le regard, et dans un même mouvement nous impliquent dans un rapport immédiat, confortable ou pas, face à celui ou celle qui s’expose et s’engage devant nous. Présence.

C’est de la viande vivante qui pense et qui se met sous votre nez, impossible à nier. Un corps qui agit et qui parfois même vous regarde.
On peut aimer, détester, être mal à l’aise, attiré, perplexe, dégouté, on peut même décider de partir parce que là c’est trop, ou rester parce que là c’est trop. Mais c’est soi et l’autre.

Le performeur a cette force-là, d’être présent au-delà de lui seul, inscrit dans une réalité, terriblement concrète, qui nous rend à nous-mêmes.

À quoi pense-t-il ? À quoi pense-t-elle ? À quoi penses-tu, Alexandra Guillot, à chaque feuille que tu prends avec attention et sérieux, dont tu nourris la machine à déchiqueter qui ronronne, qui découpe en filaments ? L’étrangeté de ce geste voulu, répété, répété, répété, et son unicité à chaque fois.

Et cette autre question, posée par une petite fille qui regarde et qui demande à Laurent Herrou qui reçoit Alexandra : elle est vivante ?. Il répond oui. Elle demande à nouveau : mais qu’est-ce qu’elle fait ? Il rajoute alors : son travail.

Les performeurs sont en cela magnifiques qu’ils sont, plus clairement que tous les autres. Ils redeviennent eux-mêmes bien sûr, à la fin, après, ils vous parlent à nouveau, ils boivent et mangent, ils aiment et reprennent leur vie.

Mais un temps encore, on peut les regarder du coin de l’œil.
Peut-on vraiment leur faire confiance ?
Sont-ils vraiment revenus ?
Redevenus comme nous ?

Suite et fin du texte.

Corps en échos exposition

accrocher, installer, prendre possessions des lieux, et adapter, improviser, pour finalement trouver un équilibre, entre le sens, les contraintes du lieu et de l’accrochage, entre les différents travaux présentés, leur multiplicité, et nouer le dialogue, sur les murs.

Puis lancer l’invitation !

L’ exposition est prolongée jusqu’au 31 mai !

Hôtel Lallemant
5 rue L’Hôtel Lallemant
18000 BOURGES

Ouvert du mardi au samedi 10-12h et 14-18h
Ouvert le dimanche de 14-18h
Fermé le lundi.

« Comme Vitruve ou Dürer, c’est à un dialogue entre l’architecture et le corps que nous convient les étudiants de la classe prépa artistique (CPES-CAAP) du lycée Alain-Fournier, au sein même de l’Hôtel Lallemant, premier hôtel particulier de la Renaissance française. Le parcours pluridisciplinaire mis en scène par les étudiants traverse l’Hôtel Lallemant en mettant en exergue le corps confronté au lieu sous forme d’installations, d’expositions, de textes. La restitution publique est le résultat de plusieurs mois de rencontres avec Pauline Sauveur, autrice, architecte et photographe, d’ateliers, d’expérimentations de l’espace par le corps, de travaux d’écriture, de photographies… »
Extrait de la présentation sur Berry Province

Silhouettes

Corps et espace
sur les traces d’un atelier avec deux classes de collégiens.

C’était après exploration du bâtiment
après leurs photographies de détails
leur travail sur de minuscules tirages sur papier calque au format diapositive
Après avoir apprivoisé j’espère, le regard, les lieux, la lumière.

Arriver dans le couloir, par deux ou trois, en chuchotant (en essayant) parce qu’il y a des cours à côté.
Poser et prendre la photographie.

Les images seront tirées sur papier
exposées en une longue ligne
traversant les couloirs et rejoignant les salles

Elles y sont encore : )

Projet mené dans le cadre des actions de sensibilisation à l’architecture du CAUE 58​

Corps en échos – rencontres

Lire. Lire parce que c’est ça, inviter une autrice. C’est des mots des textes et l’envie de les partager. C’est l’occasion de dire, comme chaque fois en préambule, installez-vous bien, confortablement, oui, même la tête sur les bras si vous voulez, on pose tout et je vous lis quelque chose. Un extrait de mon journal de résidence, un extrait de Un monde_Tir à vue, et d’autres encore.

Pour la suite, il y a chaque fois deux sacs remplis des livres que j’aime, souvent de photographes, d’artistes, qui parlent (oui les livres parlent, au moins autant, et mieux que moi bavarde) de démarche, de projets fous, de recherches, aussi d’architecture ou de dinosaures. Des livres avec de l’image, qui sont souvent les premiers car la découverte est plus rapide et le temps toujours compté.

Puis, pour la seconde rencontre dédiée à l’écriture, des livres presque exclusivement littéraires. Dont j’aurais voulu, aimé, lire un extrait de chaque, pour le plaisir des mots en bouche, pour la jubilation, la surprise, pour tout ce qu’ils ouvrent de portes et de questions, mais définitivement, le temps est compté.

écrire
avec la contrainte de début de phrases imposés
ici
là-bas
sur le mur
et puis
dans la pièce
dans l’idée
malheureusement
soudain
heureusement
finalement
lire
(à leur tour)

Alors des livres, de la littérature et un peu d’autres choses (toujours tricher).
Et le silence gourmand comme l’heure des frites à la cantine, que l’assiette est pleine et qu’on a faim, le silence de ceux qui plongent et savourent.
Dans quelques instants les entendre murmurer oh mais c’est bien, s’exclamer, se lire une phrase, rire et partager entre eux, ceux qui n’aiment pas auront la délicatesse de ne pas le dire à haute voix, d’autres échangeront rapidement leur livre, certain.e.s notent un titre, un auteur, une autrice.

Télescopages – Fabienne Yvert – éd. Attila
Lettre ouverte au banquier séquestré dans ma cave depuis plusieurs semaines – Eric Pessan – éd. Le Réalgar
Que faire des classe moyennes – Nathalie Quintane – éd. P.O.L
Le livre d’un été – Tove Jansson – éd. Albin Michel
Construire en habitant – Patrick Bouchain et Exyzt – éd. Actes Sud
Courir – Jean Echnoz – les Éditions de minuit
Ab absurdo – Marc Dubuisson – éd Lapin
Joconde jusqu’à 100 – Hervé Le Tellier – éd. Le Castor astral
Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres – Marcel Benabou – éd. Le Seuil
Écrire – marguerite Duras – éd. Folio
La belle et la bête – Jean Cocteau – éd. du Rocher
La tristesse durera toujours – Yves Charnet – éd. La Table ronde

Projet avec le lycée Alain Fournier et la classe prépa art. ou CPES-CAAP – Classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques, dans le cadre du programme Viva Leonardo Da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire.

500 ans de Renaissance – rencontre 1

Un projet qui s’inscrit dans le temps, c’est le cas de le dire, pour travailler à partir d’un bâtiment emblématique de la Renaissance à Bourges : l’Hôtel Lallemant et à partir d’une dessin encore plus emblématique, le croquis de l’homme de Vitruve de Léonnard de Vinci, ainsi que ceux dessinés par Dürer.

Soit, le corps et l’espace et l’envie immédiate de continuer ce que j’ai pu commencer dans une série comme le Petit déjeuner, ou les Chaises.
Un corps dans l’image et dans l’espace, dans le cadre de la photographie, déterminé par l’appareil, par le geste de photographier cette relation.

Visuel pour le projet à partir d’une photographie de la série Le petit déjeuner avec Laurent Herrou et une vue de l’Hôtel Lallemant.

Dans l’escalier central, hélicoïdal,
pour la colonne vertébrale que c’est chaque fois, pour un bâtiment,
et l’ombre de l’écrivain, Laurent Herrou,
et la pesanteur inversée.
Presque un programme.

L’homme de Vitruve – Leonard de Vinci (vers 1490)
Autoportrait – Albrecht Dürer (1500)


Et cette image que j’aime,
depuis qu’il me l’a montrée,
m’expliquant qu’il l’avait réalisée la veille,
le soir, une fois les enfants couchés.
Sacred heart – Tomaz Szrama (2012

Sacred heart – Tomaz Szrama (2012)


Et commencer par la visite : )

Dans la cour (basse) de l’Hôtel Lallemant à Bourges.


Le titre et l’idée du projet :
Corps en écho – De l’Homme de Vitruve au corps intime et contemporain


Ravie d’avoir été invitée à mener ce projet, par le lycée Alain Fournier, avec la classe prépa art. Classe répondant au doux nom de CPES-CAAP – Classe préparatoire aux études supérieures – Classe d’approfondissement en arts plastiques.
Et de pouvoir compter sur la complicité des musées de la ville et du service patrimoine de Bourges.
Le tout, dans le cadre du programme
Viva Leonardo Da Vinci ! 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire.

Écriture et châteaux

« nous étions devant et autour et sur les flancs en bordure nous étions aux marges et à l’avancée aux arrières et sur nos gardes il fallait se relayer les premiers étaient venus en éclaireurs ils avaient réussi franchi l’ouverture avec précaution c’était la première fois ils s’étaient frayés un chemin jusqu’ici les occupants d’avant semblaient s’être évanouis depuis longtemps il n’en restait rien aucun signe aucune présence même leur odeur avait disparue alors les premiers des nôtres s’étaient aventurés
(…) »

C’est un vrai plaisir d’être invitée* à écrire avec le si beau point de départ que représente le Château d’Oiron.

Découvrir le lieu la pierre les colonnes les voûtes la masse d’air sous les plafonds majestueux et la lumière qui traverse les vitraux. Se retrouver confrontée à l’exposition Curios&Mirabilia. Les œuvres faites à la mesure des pièces immenses ou des petits cabinets de curiosité qui s’étagent en demi-niveaux au bout d’escaliers en bois.

*Invitation faite par la Maison des écrivains et de la littérature et par le Centre des Monuments Nationaux.

poésie à la radio

ou comment raconter les phases déclic et oublier un chanteur
indiquer de la pop dépressive et se dire qu’il n’y a pas que ça
lire des extraits
lire Je suis un écrivain de Laurent Herrou
lire Le livre d’un été de Tove Jansson
et lire Les yeux bordés

et remercier Carole Bijou pour cette belle émission d’une heure qui passe trop vite qu’elle appelle la poésie débouche sur radio Canut à Lyon

Les yeux brodés
collection Marges

toujours disponible aux éditions Jacques Flament :
http://www.jacquesflamenteditions.com/349-les-yeux-brodes/

retour sur l’exposition parisienne – Galerie Canopy

tout le mois de décembre 2018, nos photographies ont pris place à la Galerie Canopy, Paris 20ème.
Avec le plaisir de se rencontrer pour la première fois pour la plupart d’entre nous, après une année d’échanges et de travail en commun suite à la publication du numéro 7 de la revue-livre NiepceBook (éditions Corridor éléphant) qui nous réunissait sous le thème Territoire et égalité.

7 photographes :
Chrystel Capparos
Antonio Domingues
Baptiste Gamby
Guillaume Lavit d’Hautefort
Ymy Nigris
Christophe Vandon
et moi-même

Captation et montage vidéo Baptiste Gamby

Un accrochage chaleureux, et un beau vernissage le samedi 8 décembre !
Merci à tous les visiteurs !

Territoire(s) et égalité(s)

Territoire(s) et égalité(s)
du 7 au 23 décembre
Galerie Canopy à Paris

Vernissage samedi 8 décembre à 19h !

 » Le monde reste une obscurité. Le faire pénétrer dans une chambre noire permet de comprendre pas à pas des petites poches de réalité. Les photographes de cette exposition le prouvent. Et si la carte n’est pas le territoire, la photographie témoigne d’un état de fait et d’un espoir pour peu qu’elle ne se veuille ni colonialiste ni voyeuriste. Un corps « différent » devient un corps miroir. Il est réfléchi par le corps du récit des photographes.
(…) »
Jean-Paul Gavard-Perret

Nous seront 7 photographes, réunis autour de ce thème qui nous rassemblait déjà dans le NiepceBook n°7 publié par Corridor Eléphant, éditeur spécialisé dans la photographie contemporaine.

J’exposerai aux côtés de :
Chrystel Capparos
Antonio Domingues
Baptiste Gamby
Guillaume Lavit d’Hautefort
Ymy Nigris
Christophe Vandon

Galerie Canopy
19 rue Pajol – 75018 Paris
Métro 2 – station La chapelle

Ouverture : jeudi de 14h00 à 19h00
du vendredi au dimanche, de 14h00 à 20h00

Bienvenu.e.s !

Lecture au café Cassiopée – Paris

 » Dehors, de l’air. Dehors, c’est presque l’été. Chaque plante sait se qu’elle a à faire, chaque animal aussi je suppose, mais le trèfle est moins farouche et se laisse observer sans ciller si je bouge. Je scrute entre les orteils peut-être la chance a quatre feuilles ?
(…) »
Les yeux brodés

préface de Laurent Herrou
éditions Jacques Flament, 2018

Lecture
jeudi 6 décembre à 19h30
au Cassiopée Café

21 rue Custine
75018 Paris

En exposition, les photographies de la série Chez elle

Chez elle, qui est aussi un livre
aux éditions Littérature Mineure de la belle Maison Dagoit

 

la poésie débouche – radio

Très heureuse et curieuse de cette prochaine rencontre, invitée par Carole Bijou pour son émission la poésie débouche, qui passe sur Radio Canut, basée à Lyon, 102.2 FM.

Ce sera vendredi 30 novembre pour une heure de direct, de 15 à 16h.

Il m’aura fallu trouver (choisir !!!) deux musiques (et pas trois, dix, vingt six) et deux extraits de livres (fichtre!!!) ce que j’ai dû me résoudre à faire, in extrémis.

Pour des mots dans les oreilles, rendez-vous vendredi , avec dedans même un extrait des yeux brodés.

Et pour ceux qui auraient piscine, cantine, Martine, tartine, routine, bref qui ne pourraient pas, l’émission, comme toutes les autres est ensuite archivée sur la jolie page de l’émission : La poésie débouche

à bientôt !

Une forêt de poche

Tenter le pop up
plier le papier
pour déplier une forêt de bouleaux
dessiner comme l’image qui trotte dans la tête.

Le bouleau dont on dit que ses feuilles d’un vert tendre, presque transparentes (de la taille de) en oreille de souris annonce le printemps bien plus que la date sur le calendrier. Dont l’écorce séchée a le velouté du cuir. Dont le bouquet de feuilles solides en été parfument le sauna…

Une forêt pour s’évader.

Les yeux brodés – avis

Trois avis sur Les yeux brodés !
Trois fois merci !

Merci à Jean-Paul Gavard-Perret pour son article sur le livre,  sur le site lelitteraire.com

« Le corps est omni­pré­sent mais sans être « matière » à exhi­bi­tion. S’en per­çoivent les effets de pro­fon­deurs, de sur­faces, de lignes et pers­pec­tives Existe une sorte de dérive urbaine là où « la petite » est qui elle fut, ce qu’elle devient. La créa­trice nous ramène à des points de jonc­tion et d’achoppement, sans lamento mais selon des rafraî­chis­se­ments à la mémoire de la rai­son de vivre ou de ten­ter de le faire.
L’écriture dans sa ténuité inci­sive et alerte crée un che­min qui balance entre la brû­lure des ronces morales et la nudité du soleil rêvé. Il fend la nuit du passé et l’auteure l’élucide dans la lumière du pré­sent. Là où tout fut pour l’enfant obs­cur et résis­tant, Pau­line Sau­veur l’érige en une trans­pa­rence — ce qui ne veut pas dire que l’écriture la sauve pour autant. La lit­té­ra­ture semble deve­nir un art aussi rupestre que contemporain.(…) »
Jeau-Paul Gavard-Perret
lelitteraire.com
21 septembre 2018

Les yeux brodés
préface Laurent Herrou
Jacques Flament Editions

Le livre, aux éditions Jacques Flament

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La publication de Moonpalaace,
blogeuse sur Instagram

25 septembre 2018

« Je croule littéralement et avec bonheur sous les lectures de la sélection Elle.Quand Pauline Sauveur m’a proposé de m’envoyer son livre, j’avoue que j’ai hésité à en rajouter un à ma débordante pile…

Après une rapide visite à son blog, j’ai été intriguée et charmée par le choix des mots et des images. Pauline est auteure, photographe et architecte.
Alors j’ai ouvert la version numérique du livre qu’elle m’a offert, et puis j’ai été happée par son écriture, à la fois intrigante et infiniment poétique…

Le court texte mène le lecteur sur un chemin mystérieux, ou tel le Petit Poucet, il recherche des indices, les assemble et devine à travers la forêt le sentier onirique dessiné par l’auteure. Ce chemin, ce pourrait être celui d’une libération, celui d’un être sensible qui parvient à se défaire petit à petit des entraves de sa vie, ou tente au moins de les mettre à distance.

J’aime les mots qui sonnent, qui ont cette résonance bien au-delà de la page, que l’on prend plaisir à dire autant qu’à lire…

Et chez pauline_sauveur , les mots ont trouvé leur juste place : l’un appelle l’autre tout naturellement, ils résonnent entre eux.
Cette prose poétique gagne encore à être lue à haute voix…Ces mots disent l’incompréhension du monde, la difficulté à grandir, à être soi, à être mère, la souffrance, la vie, la mort.

Ce livre, c’est une nuée de mots qui s’assemblent pour former tels des oiseaux dans les airs, un dessin harmonieux dans le ciel du récit…

Merci Pauline pour cette poétique surprise.
Quelqu’un qui vous offre ses mots… quel plus beau cadeau ?

Morceau choisi :
« La route s’enroule sous les arbres, il ne me reste que le pont, petit pont de bois et la forêt à traverser. (…)
En fait, ce n’était pas un pont, juste une tuile. La tuile. Fine et croquante, dorée aux amandes. Délicieuse. Quelle idée de marcher dessus, on devrait pas marcher sur des biscuits, non plus. Tout a craqué , simple, net, immédiat. » »

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Et enfin l’avis de Sandra Knafo
également blogueuse sur Instagram

Le 26 septembre 2018

« C’est avec une vive curiosité que j’ai lu Les yeux brodés. Comment ne pas être intriguée par ce titre qui nous fait de l’œil ?

Un titre élégant tout en couture. Il s´agit d´un recueil initiatique et délicat en équilibre entre éclipse et lyrisme. Portée par une jolie plume gracile, l’auteure Pauline Sauveur dévide le fil de certains souvenirs, une liste de courses, les doutes, la souffrance, l’abandon, les craintes face à la maternité, tout en cherchant la juste place dans sa vie.

On lit et on écoute avec avidité et admiration ces mots sonores oui sonores qui s’échappent de la bande son de chaque phrase. Une jolie résonance poétique à lire!!! Je ne sais pas pourquoi le choix gracieux des mots les définissant et les identifications associées m’ont parfois fait penser à Marcel Duchamp.

#alire #arelire
Merci encore à #paulinesauveur pour m’avoir envoyé ce recueil qui m’a infiniment touchée.
#rentreelitteraire #bookstagram
#bookstagrammer #alireavoixhauteaussi « 

Merci !!
Merci !!
Merci !!

Lecture – Les yeux brodés

Préparer avec grand plaisir
la première (et la deuxième) lecture
des Yeux brodés

Deux rendez-vous une après midi

dimanche 25 novembre
à 15h30
puis à 16h30

au Café Librairie de Sancerre
4 rue de Trois Piliers
18300 Sancerre 

Les yeux bordés
préface Laurent Herrou
editions Jacques Flament

 

Et exposition photo de la série Chez elle
qui existe aussi sous la forme d’un petit livre élégant

Chez elle
éditions Littérature Mineure / Maison Dagoit

une e*position – public averti

Inviter six photographes, six regards, six talents, confirmés ou en devenir, à rejoindre une initiative singulière, au sens premier du terme : une seule photo, qui dirait à la fois leur travail, leur être, leur définition, ou la définition de leur travail à cet instant t de l’invitation. Les choisir parmi ceux que l’on aime, ceux que l’on suit, ceux avec lesquels on a travaillé, ceux avec lesquels on le voudrait bien, les choisir et avoir la grande surprise du oui unanime en face, de l’enthousiasme même.

Une e*position (avec cet astéri-x qui définit * Public Averti depuis sa création) présentera chaque semaine sur internet l’un de ces six photographes à travers cette photo unique requise (et les éléments complémentaires que l’artiste aura bien voulu nous confier). L’événement s’étendra du 29 octobre au 9 décembre, et se poursuivra peut-être sur le début 2019 — votre accueil, votre intérêt, vos réactions seront les signes d’une suite possible à ce premier rendez-vous.

Une e*position avec :

Vincent Descotils, du 29 octobre au 4 novembre

 

Thibault Pastierik, du 5 au 11 novembre

 

Laetitia Atlan,  du 12 au 18 novembre

 

Emmanuelle Corne, 19 au 25 novembre

 

Clara Mill, du 26 novembre au 2 décembre

 

Michel Picard, du du 3 au 9 décembre

Belle découverte à tous !

le quotidien exotique ?

Préparer la conférence sur cette notion, cette nuance, du quotidien banal mais en léger décalage, exotique pour ça : ses distortions et ses différences.

Une présentation sensible et non exhaustive de la façon d’habiter en Finlande, en écho avec nos manières de faire en France.

Ce sera le mardi 25 septembre au CAUE de la Nièvre, à 18h00
3 rue des Trois Carreaux à Nevers (58000)

Le quotidien exotique ?
Redécouverte de l’espace et des objets quotidiens par le dépaysement

Il y aura des photographies et du craque-pain,
et suivant la vitesse de livraison des rennes du père Noël avant Noël, il y aura du salmiakki (réglisse salé) !!!

Sujet programmé dans le cadre du Mois de l’architecture :
Renseignements au CAUE 58.

Et si vous voulez savoir ce qu’est un CAUE (Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement) c’est tout bien expliqué là :

Si vous voulez le programme complet pour le Mois de l’architecture en Bourgogne Franche Comté sur le site de la Maison de l’Architecture de Bourgognes

En forme de mise en bouche, de miniardises ou d’échauffement, se pencher sur la question des chaussettes de laine et sur les gants de cuisine.
S’occuper des unes et des autres, comme un préambule physique et manuel au sujet : réparer à la sauvage et à la machine à coudre 13 paires de chaussettes tricotées. Puis confectionner deux gants de cuisine pour protéger les mains des futurs plats chauds.

 

Choisir deux tissus Marimekko :

Tissus qui bordait le tour de mon lit d’enfant.
Modèle Lovelovelove de 1969
par Maija Isola :

Et le plus récent modèle « Purnukka » de 2008
(qui désigne affectueusement les bocaux de cuisine)
par Erja Hirvi